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 « Nigga’s in Paris » feat Kang Maroo.

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Yang Chang Wook
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MessageSujet: « Nigga’s in Paris » feat Kang Maroo.    Sam 17 Nov - 23:31



« Nigga’s in Paris »


(les dialogues en italique sont en anglais, et ceux qui sont … normaux sont évidemment en coréen)




Incheon Airport, Seoul, South Korea, the 2nd of November 2012, 10:36am.

Un spa, un musée, un casino, un jardin intérieur, un parcours de golf, cet endroit pourrait être un endroit touristique idéal si ce n’était pas un aéroport, qu’un aéroport. Incheon, fierté nationale, tout comme le kimchi, Kim Yuna, le candidat coréen à l’émission X Factor, Samsung, LG, IU et Hyunbin, représentait aujourd’hui, aux yeux de Changwook, le lieu de départ d’une nouvelle aventure. Tel un chevalier montant son fidèle destrier, tel un pirate hissant les voiles de son beau navire, tel un astronaute grimpant dans sa fusée, le jeune homme brandit son passeport, prêt à conquérir la France, et dix de ses plus belles cathédrales.


Cela faisait exactement 32 jours que Kang Maroo aka his best buddy lui avait confié l’organisation de leur voyage : « A partir du moment où c'est la France, moi le reste, je m’en tape. ». Prenant sa mission très à cœur, Changwook se mit immédiatement à la recherche de ce livre qu’il avait emprunté quelques jours auparavant à la bibliothèque de l’Université ventant la beauté d’une centaine d’édifices érigés en faveur de Dieu. Il passa donc la nuit à re-parcourir l’œuvre, établissant un itinéraire plausible et comparant les hôtels sur les sites prévus à cet effet. Si bien que 3 jours après, le tout était bouclé ; les billets d’avion, l’hôtel, les transports, tout ! Il n’attendait maintenant plus qu’une chose, le jour j. Et ce jour j était enfin arrivé.

Nous ne pouvions pas faire plus heureux que le jeune anglican en ce matin de novembre. Deux mondes allaient finalement se rencontrer. Deux entités qu’ils n’avaient pas encore réussi à faire entrer en collision allaient finalement fusionner. Son ami le plus précieux allait finalement pouvoir admirer la splendeur et l’étendue du pouvoir de son plus vieil ami, God. Rien que le fait d’y penser créait une bulle de bonheur au creux de son estomac, le rendant extatique. Il en trépignait, un sourire aveuglant ne quittant pas ses lèvres, faisant rougir l’hôtesse devant lui, alors qu’elle lui montrait que l’emplacement de son siège.

Quels genres d’aventures les attendaient là-bas ? Parviendra-t-il à communier un peu plus avec Dieu ? Est-ce que cette excursion étendra ses recherches et éclaircira les points obscurs de ce chapitre qu’il n’avait pas totalement saisi ? Trop de questions se bousculaient dans sa tête, si bien qu’il ne fit pas vraiment attention à Maroo qui s’agitait sur le siège d’à côté, et ce qui devait arriver, arriva. Sa nuit blanche le terrassa, tel un malheureux chevalier inexpérimenté faisant face à un dragon terrifiant, il abdiqua sans trop opposer de résistance, se laissant bercer les vibrations de la bête, où dans ce cas-ci, l’avion.




Charles De Gaules Airport, Paris, France, the 2nd of November 2012, 5:14pm.

L’aéroport de Paris n’était pas exactement le plus esthétique qu’il ait eu d’admirer dans sa courte vie. Il était même plutôt … moche.

« Hey man, je suis plus-qu’excité d’être à Paris toussa mais j’te jure que l’décor n’est pas vraiment romantique et tout le blabla qu’on nous sert sur c’te ville, tavu. J’ai juste envie de me cacher dans ma North Face pour me protéger les yeux et fuck it it’s so cold here fuck ! », ses bras entourèrent sa maigre carcasse, tentant, en vain, de créer une chaleur supplémentaire. Changwook n’avait par contre rien à dire sur son voyage, il était habitué aux longs courriers, ayant dormi ou somnoler les trois quarts du vol, il se sentait d’une forme incroyable, près à déplacer deux montagnes, à sauver quatre damoiselles en détresse, à piller huit navires, à parcourir les seize miles séparant l’aéroport de leur hôtel à pied. Mais pas à porter la/les valises de Maroo. Ça, non. No way.

Il prit un instant pour observer les visages qui l’entouraient, des visages familiers, mais plus tellement ... des traits qu’il languissait, qu’il avait regretté. Se passant négligemment la main dans les cheveux, son regard se détourna, tombant sur tout un groupe de coréen. Brun. Brun. Brun. Petit. Petit. Pareil. Pareil. Koran. Korean. Korean. Et ceux-ci semblaient se multiplier maintenant qu’il y faisait plus attention.

« Oh yeah … Korean Air buddy. »

Well, ce n’était sûrement pas une légère chute de la température, ou même quelques coréens qui allait faire retomber son enthousiasme. Après tout, l’hiver arrivait aussi à Séoul, ce froid n’était qu’un avant goût de ce qui allait l’attendre en rentrant, et le jeune homme qui l’accompagnait était coréen, enfin, presque.

« Oh ! C’est mon sac-à-dos ! », s’écria-t-il, un sourire dansant sur ses lèvres, donnant un coup de coude à son ami puis pointant l’objet du doigt.





Dernière édition par Yang Chang Wook le Lun 19 Nov - 20:58, édité 1 fois
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Kang Ma Roo
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MessageSujet: Re: « Nigga’s in Paris » feat Kang Maroo.    Lun 19 Nov - 2:11

Un vent quasiment glacial soufflait sur l'aéroport Charles de Gaulle, aéroport international de la sublime Paris. Le ciel était bas, les nuages omniprésents. La nuit menaçait déjà de tomber alors que la montre Jaquet Droz qui entourait délicatement le poignet de Maroo n'indiquait même pas dix-huit heures. Il ne pouvait vraisemblablement se tromper. "Les Douze Villes", ce petit bijou d'horlogerie technique, changeait d'heure automatiquement en fonction du fuseau horaire choisi. Le jeune vérifia une dernière fois si la mention "Paris" apparaissait bel & bien dans le petit guichet de six heures et regarda le ciel avec dépit. L'hiver à Paris n'avait rien du fantastique été durant lequel le soleil flottait au dessus de la ville jusqu'à vingt-deux heures passées...et Maroo avait souvent tendance à oublier ce point-ci. Il venait tout juste de descendre de l'avion, épuisé par ces longues heures durant lesquelles il n'avait pu fermer l'oeil. Fermant sa parka Sandro, il s'empressa de rejoindre le petit bonhomme en North Face qui marchait devant lui.

« - Hey man, je suis plus-qu’excité d’être à Paris toussa mais j’te jure que l’décor n’est pas vraiment romantique et tout le blabla qu’on nous sert sur c’te ville, tavu. J’ai juste envie de me cacher dans ma North Face pour me protéger les yeux et fuck it it’s so cold here fuck !
- I know... Demande à ton Dieu de refaire cet aéroport de sorte à ce qu'il soit un peu plus digne de Paris. Si c'est toi qui lui dit, peut-être qu'il le fera huh... »

__________________________________


A peine Maroo avait-il reposé le pied sur le territoire sud-Coréen qu'un Changwook sautillant lui avait rappelé qu'ils avaient prévu de s'enfuir pour la "Grand France" le lendemain. Il venait de passer une semaine des plus mouvementées sur l'île de Bora Bora et n'avait qu'une envie, celle de retrouver son appartement, son lit et sa conscience. En sept jours, le froid avait pris possession de Séoul et c'est un mignon rhume, zélé, plein de volonté, qui se dévoua pour accueillir le nouveau résident. Son meilleur ami s'était retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment, et l'Ouragan Maroo - composé de microbes, de fatigue et de déception - avait manqué de le ravager. Les dégâts évalués et le processus de reconstruction de son Humeur entrepris, il s'empressa de faire ses bagages et alla se coucher, sans oublier le petit paquet qu'il avait ramener pour Changwook. Il comptait le lui donner dans l'avion, entre deux verres de Château Lascombes 1999, espérant lui tirer quelques larmes aux vues des efforts qu'il avait déployés pour l'acheter.

La nuit passa plus vite que ce que Maroo avait prévu et, lorsque les cloches fatidiques sonnèrent sept heures, il se surpris à prier Dieu pour que le temps s'arrête cinquante-quatre heures de plus. Le Seigneur n'écoutant malheureusement que les gens qui croient en lui, il était d'une évidence absolue qu'il n'accorderait aucun crédit à la demande du jeune fainéant. Le jetlag, bien qu'il ait affecté plus de la moitié des fonctions vitales à Kang Maroo, lui avait épargné cette lucidité et c'est en ronchonnant qu'il se prépara à prendre le taxi jusqu'à l'aéroport. Ne supportant pas le désordre au sein de son propre logement, il n'avait pas encore vidé la valise dont il avait fait usage de l'autre côté de l'hémisphère. Ainsi, pour la première fois de leurs courtes vies, sa compagne égyptienne ne l'accompagnerait pas jusqu'en France. Cette fois-ci, "Chevron", l'un de ses modèles préférés, dessiné par l'une des branches Escada, se chargerait de transporter ses précieux biens personnels.
Le taxi en bas, ses Eden Park aux pieds ainsi que Chevron et son passeport en main, il entreprit la descente des escaliers de la mort. Dévaler trois étages les yeux fermés et les mains prises n'est visiblement pas donné à tout le monde. C'est quelques péripéties plus tard qu'il réussi enfin à s'installer sur le siège de l'un de ces taxis noirs qui parcouraient les rues d'Apgujeong en cette heure matinale.
Un peu plus d'une heure et demie après, le jeune new-yorkais débarquait à Incheon pour la seconde fois en huit jours. Yang Changwook l'attendait déjà, déguisé en montagnard amateur partant à l'assaut de l'Evrest. Sac-à-dos, North Face.....Converses. Chaque fois que le british se vêtait de la sorte, Maroo dissertait sur la raison pour laquelle ils étaient devenus meilleurs amis. S'approchant nonchalamment de cet étrange explorateur, il prépara son passeport et son ticket pour accéder au check-in. D'une petite frappe sur l'épaule, il salua Changwook. Malgré tout ce qu'il pouvait prétendre, son meilleur ami lui avait tout de même manqué pendant cette semaine passée à l'autre bout du monde. Il y avait vécu tellement de moments qu'il aurait voulu partager avec lui. Malheureusement, le Destin n'avait pas été d'accord pour cette fois, mais ce n'était que partie remise. N'allait-il pas passer une semaine de rêve à Paris, la Magnifique?


Maroo avait confié l'organisation du voyage à Changwook dans sa totalité, du vol au programme, en passant par l'hôtel. Il n'avait eu ni le temps, ni l'envie de s'en occuper lui-même, et il savait pertinemment qu'il pouvait faire confiance à son ami. Ils se connaissaient assez l'un et l'autre pour savoir quel genre de voyage leur plairait à tous les deux. Sans oublier de glisser discrètement le petit paquet cadeau, qu'il avait pris soin d'emballer lui-même la veille, dans sa poche, il confia Curvon aux employés de Korean Air qui lui tendaient aimablement les bras, sourire vide de sens collé sur le visage. Il avait vraiment beaucoup de mal avec cette fausse politesse, ce faux bonheur qu'affichait sans arrêt les Coréens. Venant d'un milieu assez hypocrite lui-même, il savait pertinemment qu'il fallait user de ruses et de mondanités pour survivre mais pousser le concept à tous les aspects de la vie lui paraissait inhumain. Ces gens étaient-ils au moins en accord avec eux-même, ne serait-ce qu'à moitié ?
Abandonnant ses réflexions morbides, il parcouru pour la énième fois l'espace Duty Free en compagnie de Changwook jusqu'à ce que l'heure d'embarquer, puis celle d’atterrir arrivent enfin.

Plus excité par le fait d'offrir son trésor que par le fait de voler au dessus de la Russie, il s'empressa de rejoindre son siège, Monsieur Yang à ses côtés. Aussi avait-il prévu de surprendre ce dernier après leur premier verre de vin, il dû donc patienter quelques temps avant de pouvoir se libérer de ce poids qui pesait sur son petit ventre depuis qu'il avait acheté cet objet. Changwook allait-il apprécier le geste ou, au contraire, allait-il mal le prendre ? Cette interrogation qui appelait à tout prix à une réponse n'eu malheureusement pas l'honneur de se voir éclairée. Le petit garçon qui se trouvait allongé à côté de Kang Maroo avait décidé de s'endormir, et ce jusqu'à l'atterrissage. Cependant, il avait doucement murmuré un mot que son voisin comprit d'abord comme étant une blague. L'étape de sommeil profond une fois atteinte, il pouvait arriver à n'importe qui de parler ou du moins d'essayer d'exprimer quelque idée. Parmi tous les mots que la planète Terre avait appris à l'Homme, Changwook avait choisi de susurrer « amen »....confirmant encore une fois à Maroo que cet enfant avait un véritable problème.

__________________________________


Changwook avait vraiment raison. Il faisait froid à Paris en ce deux novembre deux mille douze. La température était plus basse que ce à quoi il s'était attendu, et ils n'avaient pas encore mis les pieds dehors. Le jeune homme s'étirait, heureux d'être de retour dans cette ville qu'il aimait tant malgré la fatigue qui cherchait à l'achever.
« - Oh ! C’est mon sac-à-dos !
- Seriously dude, toi même tu sais que j'n'ai rien contre le backpack mais, peutain, prends-en au moins un stylé. Je vais t'en acheter un demain... »

Apercevant alors sa valise prendre du terrain sur le tapis roulant, il se précipita pour la récupérer et courir jusqu'au premier taxi qui passerait par là.

« Alors Diego, tu viens ? »

Il demanda à son nouvel ami Colombien de lui fournir les informations nécessaires pour pouvoir communiquer l'adresse de l'hôtel dans lequel ils séjourneraient au chauffeur de taxi qui aurait l'extrême amabilité de transporter deux bridés jusque celui-ci sans tenter d'arnaque. Il était un habitué de CDG et ses escrocs routiers. Avant de maîtriser le français convenablement, il s'était fait soutiré des sommes incroyables pour un voyage d'une heure en taxi. Les français étaient vraiment les êtres les plus shameless au monde.
« Victoria Palace Hôtel... sixième arrondissement. Parfait. »
A cet instant, un véhicule s'arrêta devant les deux beaux garçons dans le but de les conduire jusqu'à leur destination. Dans un français presque irréprochable, Maroo révéla l'adresse '6 Rue Blaise Desgoffe 75006' au vieil homme qui occupait le siège conducteur. L'heure qui s'annonçait jusqu'à ce qu'ils rejoignent l'hôtel aurait pu permettre aux deux coréens de somnoler mais le futur styliste qui se trouvait là avait une idée bien précise en tête. Changwook n'avait pas intérêt à montrer un signe de faiblesse face au sommeil car son meilleur ami était bien décidé à lui offrir son cadeau!
Après avoir délicatement, à la sauce Marooaise, introduit la chose, il sorti son paquet de la poche de la parka qu'il avait posé sur ses genoux. De ses deux mains, il tendit celui-ci à son camarade, se demandant intensément si oui ou non, Yang Changwook - anglican - allait-il apprécié cette jolie croix incrustée de perles noires qu'il avait déniché chez un antiquaire Tahitien avant de reprendre l'avion pour Tokyo.
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Yang Chang Wook
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MessageSujet: Re: « Nigga’s in Paris » feat Kang Maroo.    Mer 21 Nov - 0:20


« Seriously dude, toi-même tu sais que j’n’ai rien contre le backpack mais, peutain, prends-en au moins un stylé. Je vais t’en acheter un demain… »


« Quoi tu ve-… »
, à peine eut-il le temps de commencer sa contre-attaque (et il en avait une bonne cette fois-ci), que Maroo avait détalé, comme Bip-Bip devant Coyote. Enfin, sauf que dans ce cas-là, le seul ‘‘vrai’’ danger était qu’un des voyageurs confondent sa valise avec celle de son meilleur ami ; et Changwook pouvait vous assurez que cela ne pouvait pas arriver … non, le bagage était bien trop luxueux et flashy pour qu’une tierce personne ne se méprenne.

« Alors Diego, tu viens ? »
, comprenant parfaitement la référence, l’anglican songea à ajouter Dora à l’interminable liste de surnoms qu’il avait donné au New Yorkais. Bon, la plupart des éléments la constituant était plus-ou-moins secret (car il ne souhaitait pas une mort prématurée et l’esprit créatif et vil de Maroo le terrifiait quelque peu … parfois), mais il pensait que celui-ci pouvait éventuellement être rendu public ; surtout dans un aéroport où la majorité des personnes présentes n’avaient même pas remarqué leur présence, trop occupé à chercher un moyen de transport jusqu’au cœur de Paris, lui rappelant qu’eux aussi devrait faire de même. Parce que même si Changwook avait de l’énergie à revendre … il n’allait pas marcher. Trop pas.

« Où allons-nous ? », commença-t-il à chantonner tendant le bout de papier où il avait griffonné l’adresse de leur hôtel, « A l’arbre à chocolat ! ».

Il continua à se tortiller en attendant qu’un taxi ait l’obligeance de s’arrêter pour les conduire à leur hôtel, ne faisant guère attention aux regards curieux des deux enfants sur sa droite, ce n’est pas comme siMushu n’avait pas jamais agi de la sorte, et pourtant ils sont chinois tous les deux. Enfin, il était coréen comme sa mère ne cesse de lui répéter. Car la femme n’était pas du genre à plaisanter quand il s’agissait de leur pays. La Corée du Sud était, est et sera le meilleur pays au Monde (ou l’Univers, cela dépendait du taux d’alcool qu’elle a dans le sang). Fait que Changwook savait faux, mais il ne perdait surtout pas son temps à l’expliquer à sa génitrice ; son rôle de femme de ministre était bien trop glorifiant pour que sa raison la regagne soudainement. Sa petite danse fut interrompue par une ribambelle de son exotique sortant de la bouche de son cher et tendre ami.

« Blableuh bli blu. Bloblo. Blabi ! »
, fût ce qu’il discernât.

Ce n’était, certes, pas la première fois qu’il entendait Maroo parler français, mais ce fait étonnait toujours autant le garçon, le laissant perplexe alors que son compagnon grimpait déjà à l’arrière du taxi. That quick fella. Ne s’éternisant pas beaucoup plus, le jeune homme se projeta aux côtés de son bro’ le bousculant au passage, un sourire stupide se formant sur ses lèvres. What a foolish youth. C’était absurde, la manière dont Changwook se sentait heureux. Dérisoire. Juste le fait de partager ce voyage avec his most important person lui avait ôté toute capacité à voir ne serait-ce qu’un point nuage (même microscopique) dans son ciel bleu, un petit soleil rayonnant en haut à droite. Et surtout pas le discours pompeux de l’étudiant en stylisme avant que celui-ci lui tende, de façon formelle, un étui noir, sobre, surmonté un simple ruban blanc, ce qui attisa la curiosité du jeune homme, ne pouvait pas s’empêcher d’esquisser un sourire.

So blessed. Il n’aurait jamais pu imaginer un cadeau plus éloquent que celui-ci. Il se saisit délicatement du chapelet ébène, l’approchant de son champ de vision afin de l’admirer un peu plus avant d’envelopper son bienfaiteur dans ses bras fins, le serrant tellement fort que la pression sur sa cage thoracique l’empêchait de faire rentrer tout oxygène dans ses poumons. Une fois sa proie relâchée, le religieux fit glisser les perles noires entre ses doigts, s’habituant à la sensation de son tout nouveau chapelet, objet qu’il allait pouvoir utiliser tout au long de son voyage.

« Merci ! Tu n’aurais pas pu faire plus approprié tavu ! Tu gères, je prierais pour toi ce soir. »


Il incluait souvent Maroo dans ses prières, surtout pendant sa première année à New York. L’adolescent le citait tous les jours, voulant à tout prix que son meilleur ami ne se retrouve pas en Enfer pour toutes les prières qu’il n’avait pas exécuté. Il restait donc éveillé un peu plus tard, remerciant le ciel de la part son ami et sa famille. Mais il perdit cette habitude peu à peu, alors que sa foi s’atténuait chaque jour un peu plus et il n’avait repris que depuis son arrivée à Séoul, le mentionnant au moins une fois par semaine.

Le Victoria Palace Hôtel, dans la description, celui-ci était placé dans un quartier historique, sur la rive gauche. Changwook n’avait pas tout à fait saisi la signification de cela, mais les photos de la cheminée, des lustres et des croissants l’avaient séduit. Cet hôtel serait leur première étape pour la nuit. Le premier d’une longue succession d’hôtels dans lesquels ils auront à séjourner lors de leur semaine en France.
Alors que le taxi ralentissait pour enfin s’arrêter devant le portier, l’anglican adressa un grand sourire à son ami, donnant une pression affectueuse à sa cuisse. Il sortit du véhicule, s’empara de son sac-à-dos sous le regard étonné puis perplexe de l’employé, et se mit à marcher en direction de la porte d’entrée, oubliant complètement de régler le taxi. Et c’est que lorsqu’il eut les clefs en main que ce détail lui revint, un état de panique l’envahissant mais c’était sans compter sur son sauveur, le beau et grand Kang Maroo, qui avait sûrement réglé la situation à coup de « Blubli bla. Blablo boubou. ».

« Eh Monsieur Kang Maroo ! Chambre 54, étage 5 ! On est dans la même chambre, ça ne te dérange pas j’espère ! »
, effectivement, il omit ce détail aussi. Le partage de la chambre. Bon, ils avaient, à plusieurs reprises, partagé le même lit.Mais peut-être que l’étudiant en stylisme avait prévu de faire des rencontres. Damn. Cela tombait sous le sens, le genre idéal du jeune homme était Marion Cotillard, une française. Et où se trouvaient-ils ? En France. Comment avait-il pu passer outre ce fait patent ? Comment pouvait-il manquer d’autant de tact ? Quel shitty best friend faisait-il ! Il fallait absolument qu’il s’excuse auprès de Maroo. Il attrape délicatement celui-ci par le coude, arborant un sourire forcé quand l’autre le regarda, surpris et le mena tranquillement jusqu’à l’ascenseur. Une fois les portes closes, il effectua a ninety degrees bow sous le regard sûrement furieux ou indigné de son ami.

« Pardon pardon pardon pardon … Je suis désolé, je vais me rattraper, je ne te mérite pas, s’il te plait pardonnes moi Maroo. Tu me fais de superbes cadeaux et moi je ne pense même pas au fait que tu veuilles rencontrer des filles ici, à Paris. Je sais bien que tu as un truc pour les Parisiennes. Alors je réserve une chambre double et tu te retrouves avec moi, moi Changwook, un garçon, qui n’est pas Parisien et … et tu peux même pas, enfin, tu vois qu-… »


TING !

Le cinquième étage atteint, les portes automatiques s’ouvrirent.




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Kang Ma Roo
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MessageSujet: Re: « Nigga’s in Paris » feat Kang Maroo.    Dim 9 Déc - 13:25

Le choc fut violent. Kang Maroo avait beau ne jamais avoir survécu au crash d'un Airbus, il était aujourd'hui persuadé d'en connaître le sentiment post-perte-de-conscience. Autour de lui, ni feu ni fumée. Ni même capitaine estropié ou autres corps gisant après l'accident. Seulement quelques sièges de cuir et quelques rectangles de verre. Le jeune homme qui était à l'origine assis à ses côtés s'était servi de la première occasion, de la première inattention de Maroo pour l'écraser contre la banquette du taxi qui les déposerait devant leur hôtel. Jamais, Ô Grand Jamais, l'américain ne se serait-il douté que ce cadeau provoquerait telle réaction de la part de Yang Changwook, meilleur ami attitré. Tout en déployant des efforts herculéens pour retrouver une respiration normale, il écouta les remerciements de ce dernier, son cerveau effectuant nul ne sait quelle opération pour transformer la boîte crânienne du jeune homme en caverne sans fin, dotée d'un écho retentissant à des centaines de kilomètres. « je prierais pour toi ce soir » résonnait aux oreilles de Maroo telle une phrase que l'on souhaiterait ne jamais avoir entendue mais qui, par malheur, hante l'esprit plus ingénieusement encore qu'un cauchemar. Respectueux des prises de conscience de son compagnon, il se contenta d'acquiescer, le sourire aux lèvres, réfléchissant à quelle genre de causes à défendre celui-ci allait-il bien pouvoir inventer cette fois-ci.

L'ambiance à l'intérieur du taxi était étrange. L'aura que dégageait Yang Changwook semblait vouloir prendre la place de l'oxygène au sein de la Planète Terre, tant l'excitation était palpable dans son coin de voiture. Maroo commençait à fatiguer et se retenait violemment de rejoindre Morphée par peur de ne pas contrôler la situation si le chauffeur de taxi tentait de prendre un chemin différent de celui qu'indiquait le système de navigation. Ce dernier était d'ailleurs d'un mutisme frappant. Aucun son ne sortait de sa bouche et le garçon se surpris plusieurs fois à se demander s'il ne s'était pas endormi. Monsieur Kang n'avait qu'une envie : mettre les pieds dans l'hôtel qui les attendait sagement en plein Paris. Cette fois-ci, aucune inquiétude. Ce n'était pas une quelconque agence de voyage qui s'était occupé de l'organisation de leur semaine, mais son meilleur ami lui-même. L'hôtel, ainsi que le programme, devraient parfaitement correspondre à leurs goûts communs et tout se passerait dans l'Excellence et la Tranquillité. Aussi commençait-il à ressentir les symptômes de cette excitation contagieuse qui dansait joyeusement autour de son voisin depuis qu'ils étaient montés dans l'avion. Le GPS indiquait quelques dernières secondes de suspens lorsque Maroo senti la main de son ami agripper sa propre cuisse, donnant un petit coup de pouce à l'Adrénaline qui tentait depuis un moment de briser les barrières psychiques qui s'occupaient de la contenir. L'excitation était un concept qui, parfois, effrayait le jeune homme. Toutes ces pulsions, bien que bénéfiques, traversant jusqu'aux plus petites parcelles de son organisme, cette perte de contrôle soudaine, ces paroles dépourvues de sens qui sortaient de sa bouche...Maroo n'appréciait guère de devoir se comporter de la sorte en société. Car, ce jour-ci, il était bien en société. Cet aimable chauffeur de taxi, présent alors dans l'habitacle, exerçait une certaine pression sociale sur lui - d'autant plus qu'il ne donnait signe de vie. Bien sûr, son attitude changeait du tout au tout lorsqu'il se retrouvait en comité réduit avec ses amis les plus proches. Changwook, Maxine ou sa grande soeur Saemi en avaient essuyé les frais à maintes reprises.
Le jeune british était cependant excité pour deux, et sans même attendre qu'un portier vienne faire son travail, il se précipita hors du taxi, sac à dos à la main et entra dans le Victoria Palace. Amusé par la situation, Maroo échangea un regard désespéré avec l'employé de l'hôtel qui lui ouvrait la porte. Il s'empressa de rejoindre son meilleur ami - après avoir soigneusement réglé la course - qui l'accueilli à coups de « Eh Monsieur Kang Maroo ! Chambre 54, étage 5 ! On est dans la même chambre, ça ne te dérange pas j’espère !»


S'en suivit un arrêt de l'activité cérébrale du nouveau parisien - il s'attribuait cette nationalité à chaque fois qu'il mettait les pieds dans la capitale française -., l’incompréhension, le doute et la surprise avaient fait sauter ses neurones. A quoi Yang Changwook jouait-il ? Etait-il ne serait-ce qu'une seconde sérieux ? Tirer Maroo dans un ascenseur, sans mot dire, une expression digne d'un propriétaire de Pompes Funèbres sur la tête et s'incliner à quatre-vingt-dix degrés une fois les portes de celui-ci refermées constituait-il un comportement digne d'un gentleman. La victime de ce méli-mélo en doutait fortement. Il s'apprêtait à demander des explications lorsque son agresseur se répandit en excuses dépourvues de sens commun.
« Pardon pardon pardon pardon … Je suis désolé, je vais me rattraper, je ne te mérite pas, s’il te plait pardonnes moi Maroo. Tu me fais de superbes cadeaux et moi je ne pense même pas au fait que tu veuilles rencontrer des filles ici, à Paris. Je sais bien que tu as un truc pour les Parisiennes. Alors je réserve une chambre double et tu te retrouves avec moi, moi Changwook, un garçon, qui n’est pas Parisien et … et tu peux même pas, enfin, tu vois qu-… »
Profitant du moment d'inattention qu'avait eu l'auteur de ces paroles à l'ouverture des portes sur le cinquième étage, Maroo explosa de rire et lui attrapa la main, cherchant du regard la chambre 54.
«Dude, like seriously ? Je m'en tape d'être dans la même chambre que toi, tant mieux même. On le fait ensemble ou quoi, ce trip ? Et puis, en toute honnêteté, si jamais je veux passer une nuit avec une meuf, ce ne sera sûrement pas ici. J'paie pas l'hôtel de luxe à une pute wesh. Allez, calme toi.»

Toujours aussi amusé par la réaction de son compatriote à sa, soit disant, "erreur", il ouvrit la porte de leur nouvelle maison. L'établissement était luxueux, la chambre l'était tout aussi. Aucun signe de déception à l'horizon. La décoration, très XXème siècle, rappelait l'appartement dans lequel son ami Dorian vivait à NYC. Ses parents étaient ivres d'Histoire Française et chacune des pièces dont ils disposaient vous plongeait en plein Paris. Frôlant les rideaux de sa main droite, il se dirigea vers la salle de bain. Toute l'essence d'un environnement résidait dans la qualité de sa salle de bain, selon la famille Kang. Celle-ci était de marbre - logique - et des peignoirs et chaussons étaient mis à leur disposition. La chambre lui plaisait assez, il s'imaginait bien s'y lever sept matins de suite. Il rejoignit la pièce principale et s'allongea sur le grand lit qui la dominait, yeux clos, mains sur le ventre. La fatigue venait de l'accabler d'un coup de maître. A côté, Changwook s'agitait, murmurant quelques paroles à sa propre intention, inaudibles pour quiconque d'autre.
« Bon, je suis crevé, je vais faire une petite sieste hein. Tu me réveilles dans une ou deux heures?...Mais tu fais quoi au juste ? »

Changwook, joyeux, semblait déjà prêt à repartir.
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