AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Not a thing left alone ★ Ji Hwan

Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: Not a thing left alone ★ Ji Hwan   Dim 13 Mai - 16:37

Un frisson te parcourt quand tu sors de la vieille maison qui te sert d’habitat provisoire. Les parents qu’on t’a prescrit il y a plus de quinze ans te sourient comme-ci tu avais encore huit ans et que tu courrais, heureuse de te rendre à l’école. Aujourd’hui ce n’est point à l’école que tu te rends, mais plutôt à un travail temporaire que tu as réussi à décrocher avec ton seul sourire pétillant. Tu as de bons atouts. Ton père « adoptif » te l’a toujours affirmé. T’a-t-il aussi précisé à quel point la vie est terrible et particulièrement repoussante ? T’a-t-il aussi informé de la condition de tes « vrais » parents ? Si tu avais su que travailler te rapporterait des dettes à rembourser, jamais tu n’aurais mis les pieds chez la vieille amie de tes parents pour trouver de quoi te remplir les poches. Un soupir s’échappe de tes lèvres quand, après quelques pas vers la supérette du coin, tu entends le rire de ta mère. Cette pauvre femme, si elle savait quel fille elle avait recueilli depuis des années, jamais elle n’aurait fait l’erreur de t’accueillir sous son toit. Du moins, tu en es presque certaine. Un froncement de sourcils et tu te mets déjà en route pour passer des heures insupportables à te faire reluquer par le vieux propriétaire de la supérette où tu travailles depuis déjà trois semaines – c’est assez pour te faire haïr les petits boulots de ce genre, les pervers comme ce patron et les rires moqueurs des clients que tu connais malgré toi ; des anciens élèves de ton lycée ; des cancres et idiots. Si tu avais pu, tu serais devenue architecte. Si tu avais pu, tu serais devenue infirmière. Si tu avais pu, te serais devenue n’importe quoi, sauf cette fille sans domicile réellement fixe et sans emploi fixe non plus. Si tu avais pu et su, tu n’aurais jamais mis le nez à l’extérieur du ventre de ta mère. D’ailleurs, qui sont tes parents dans tout cela ? Certainement pas ce couple charmant qui ta recueilli de l’orphelinat après le cinquième couple à te rapporter parce que « tu es insupportable, invivable, impossible à gérer ». Ils étaient juste incompétents, rien de plus. La preuve en est qu’aujourd’hui tu te rends encore chez ce charmant couple, âgé de tes vingt-deux ans, et que tu n’es pas fichu d’avoir ton propre appartement, argent, emploi, voiture, vélo. Tu n’as rien de tout cela, pour la simple et bonne raison que tes parents sont des escrocs, des charlatans, d’ignobles personnes qui ont réussi à refourguer leurs dettes immenses à leur seule enfant qu’ils n’ont pas élevée d’eux-mêmes. Tu les considère comme totalement pathétiques. Tu les haïs particulièrement. Pourtant, l’envie de les rencontrer perdure en toi, mais ce serait surement pour les frapper le plus fort possible, pour les engueuler, leur crier ton désarroi et ta peur. A cause d’eux, ta vie est devenue un réel cauchemar. Tu fuis chaque jour durant les huissiers qui te traquent pour l’argent que « tu » leur doit. S’ils savaient, s’ils t’écoutaient, peut-être te laisseraient-ils tranquille – mais comme-ci un huissier est capable d’écouter une pauvre enfant en détresse comme toi, comme-ci ils se souciaient vraiment des biens importants qu’ils arrivent à te soudoyer chaque mois. Tu grinces des dents quand tu poses un pied à l’intérieur de la boutique. Le patron te jette déjà un regard narquois. Cinq minutes de retard ou pas, il est toujours là pour te rappeler que tu as un travail horaire à respecter et que toute minute de retard sera sanctionné dans ton salaire. Pathétique. Vraiment. Tu penserais bien à le frapper ou l’envoyer bouler avant de claquer la porte et rendre ton tablier, mais si tu le faisais, tu prendrais encore six mois à retrouver un boulot et à les fuir. Tu en as assez de vivre cacher. Tu en as assez de fuir inlassablement. Est-ce réellement une vie que de courir tous les soirs à dix-neuf heures car ils sont là à épier ton départ de la supérette tel des traqueurs auprès de leur proie ? Un soupir t’échappe à nouveau et tu lui demandes si tu peux quitter le boulot plus tôt. Il te fixe, hoche la tête. Bien sûr qu’il va refuser, il ne peut décemment pas se permettre de ne pas dormir dix heures de suite pendant l’après-midi. Désolée pour toi-même, tu t’attèles à tes tâches quotidiennes, tu tournes en rond dans les rayons, tu manques d’ouvrir un paquet de gâteaux en guise de collation, mais il le verrait sur les caméras de surveillance et viendrait débiter le paquet sur ton propre salaire – tel que tu le connais.

« Go, p’tite. J’te laisse pour cette fois. »

A-t-il repérer les trois garçons en costard avec des lunettes noirs à l’extérieur du bâtiment ? Peu importe, car tu te glisses déjà par la sortie de secours, hors de cette place infesté d’alcool et de fumée de cigarette pour finalement fuir et courir. Encore et toujours… Tu manques de trébucher deux ou trois fois quand tu finis par remarquer qu’ils marchent tranquillement derrière toi. Tu as même remarqué un sourire se dessiner sur l’un de leur visage. Tu pousses un long soupir et accélère la cadence. Aussi, quand il t’arrive de courir très souvent, comme aujourd’hui, tu préfères t’armer de chaussures bien solides, histoire de ne pas manquer de t’effondrer avec un talon ou une jupe trop étroite. A quoi cela te servirait de te vêtir de cette façon quand aucun homme ne semble réellement s’intéresser à une endettée comme toi ?

« Elle se dirige par-là, allez ! »

Tu t’enfonces dans un quartier que tu connais comme ta poche et entre dans l’une des boites de nuit où tout le monde serait peut-être prêt à t’aider. A vrai dire, le soir, tu prends beaucoup de temps à rentrer chez toi. Tu passes pratiquement la nuit aux bars de différentes boites de nuits. Ils devraient te virer, sachant pertinemment que tu ne payeras pas le change avant dix ans. Pourtant, ils semblent compatissant à ton malheur et te laisse boire un ou deux verres gratuits tout en te protégeant de ces malfrats d’huissiers qui en entrant habillés trop classes, se font carrément jetés avant de pouvoir t’apercevoir. Tu gagnes toutes les batailles, mais tu sais qu’un jour ils t’attraperont, et ça t’effraie bien plus qu’on pourrait le croire. Essoufflée, tu t’adosses au mur des toilettes pour femmes. Tu t’es directement dirigé vers celles-ci, tandis que le patron du bar a nécessairement compris – pour la dixième fois du mois – ce qu’il t’arrive. Essoufflée, tu reprends contenance, tu calmes ton pouls, tu respires profondément – mais la peur est toujours là, au bord de l’explosion. Ce serait la chute vertigineuse s’ils t’attrapaient. Ce serait la chute libre si personne ne t’aidait.

« C’bon, sooors. »

Tu passes la tête à l’encadrement de la porte. Il te sourit, ce vieil homme. Il est compatissant, te tape sur l’épaule et t’invite à boire un verre ou deux avant de te laisser repartir. Son fils te raccompagnera, comme la nuit dernière. Il est gentil ce petit. Il a peut-être deux ans de moins. Il t’appelle noona et te montre la façon dont il se bat contre les hommes de caractère comme ceux qui te recherchent. Il arrive à te faire tellement rire que tu en oublies l’heure. Il arrive à te faire tellement oublier ce qui te préoccupe, que tu manques de faire tomber un jeune homme dont le taux d’alcoolémie semble supérieur à la normal quand ta main glisse dans l’allée jusqu’aux toilettes. Tu fronces les sourcils. Ses cheveux sont bruns, en bataille, et des jeunes femmes au loin crient son nom avec des suraigus impossibles à supporter. Tu grinces des dents et attrape rapidement l’épaule du jeune homme pour l’aider à se redresser doucement. Puis son regard parvient à capter le sien. Noir d’encre, noir océan. Tu fonds littéralement, et, pétrifiée, le fils du patron te rappelle que tu dois partir. Le garçon a attrapé ton poignée et te force à venir avec lui, mais tu ne le suis pas : c’est toi qui l’emmène avec toi, alors que les gamines hystériques commencent à t’insulter de tous les noms. Peu importe ce que tu fais – tu es réellement consciente de tes actes. Ceci dit, tu ne pensais réellement pas passer la soirée avec un garçon aussi talentueux que ce jeune homme. Il s’est jeté sur toi dix fois, et dix fois tu l’as repoussée gentiment. Patient, il a juste glissé ses mains sous ton corsage. Patient, il a juste glissé sa main sous ta jupe. Patient, il t’a emmené dans un hôtel et t’a commandé toutes les boissons que tu désirais. Vous avez bus, encore et encore. Il t’a parlé de ses problèmes. Il t’a parlé de son grand frère, cet ignoble badboy qui drague tout ce qui bouge. Il y a dix jours, il lui a volé une de ses conquêtes alors ils se sont frappés. « Ji Hyuk nous a séparéééééés. » qu’il a crié quand ton visage horrifié l’a alerté. Toi aussi, tu as parlée ; certainement beaucoup moins, mais il sait pour tes parents, il sait pour ta vie ignoble, il sait que tu aimes danser, chanter, crier en haut d’une falaise ce qui te brûle le cœur. Il sait que tu n’as jamais eu beaucoup de petits amis ; et ; quand ses doigts se sont faufilés doucement sous ton sous-vêtement en dentelles, il a su que tu ne pouvais pas lui offrir ce qu’il voulait. Frustré, il t’a juste embrassé violemment – histoire d’avoir quelque chose d’aussi bon – mais ses mains se posent partout sur ton corps, et tu brûles ; tu t’irradies littéralement sous ses caresses incessantes. Allongés l’un contre l’autre sur le lit de l’hôtel, vous vous endormez. Demain, tu sais que tu ne te rappelleras surement de pas grand-chose vu le nombre de bouteilles de soju que vous vous êtes enfilés à deux, mais au moins, ce baiser, tu pourras le considérer comme ton « vrai premier baiser » tellement il fut onctueux.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Not a thing left alone ★ Ji Hwan   Lun 24 Sep - 22:36

Ce matin-là, lorsqu’il s’éveille, Ji Hwan se sent sale et répugnant. Ses vêtements qu’il porte depuis la veille lui collent à la peau ; une nuit mouvementée les a froissés, et la sueur les imprègne encore. Instinctivement, le jeune homme veut défaire les trois premiers boutons de sa chemise, mais s’aperçoit que celle-ci est déjà largement ouverte, découvrant son torse nu et galbé. Mais la fièvre qui pèse sur tous ses membres le rend trop nauséeux pour qu’il puisse s’attarder davantage sur ce détail. Dans un état second, il se contente donc de prendre une profonde inspiration. Cela n’arrange guère les choses : la bouffée d’air qui s’engouffre alors dans ses poumons brûle sa gorge sèche et irritée. Il tousse ; un arrière-goût aigre et amer se diffuse dans toute sa bouche. Il étouffe et suffoque ; son souffle empeste l’alcool. Sous le coup de la nécessité, sa main tremblant tâte à l’aveuglette la table de nuit qui se trouve à gauche du lit et sur laquelle devrait se trouver la carafe d’eau fraîche que le petit prince se fait apporter tous les soirs, avant de se coucher par le personnel du palais. Sa paume ne rencontre cependant que le bois dur du meuble. Cela conduit Ji Hwan à froncer les sourcils, mais ce n’est pas encore assez pour le sortir de sa léthargie. Dans les brumes de son esprit ensommeillé, il se dit que le pichet est peut-être de l’autre côté, sans trop réfléchir, il roule sur le matelas. Rien ne l’interpelle jusqu’à ce que son corps en rencontre un autre, jusqu’à ce que sa peau tiède en frôle une autre.

« Qu-Quoi… ? Merde. Putain. Putain de bordel de merde. »

La réaction du jeune homme, cette fois, ne se fait pas attendre. Il se montre aussi prompt à jurer qu’à se redresser d’un bond. Ouvrant d’un coup les yeux, il s’apprête même à se lever, mais une soudaine migraine l’arrête dans son élan. La lumière agresse ses pupilles dilatées, la brutalité des quelques mouvements qu’il vient d’esquisser lui donne l’équilibre. Le sol semble tanguer sous ses pieds, et il lui faut se retenir au rebord du lit pour ne pas perdre l’équilibre et ne pas s’effondrer. Il n’y a alors pas que son crâne qui le fait souffrir. Au creux de son ventre, on dirait que mille et un soubresauts lui retournent les entrailles. L’estomac au bord des lèvres, il pourrait vomir, mais depuis deux jours, il n’a rien avalé. Il reste donc là, prostré. Alors qu’il halète et se masse les temps, des images l’assaillent et le déstabilisent toujours davantage. Les souvenirs remontent comme autant de haut-le-cœur. Il revoit des lèvres pulpeuses, des courbes généreuses, des hanches souples et agiles. Les caresses, les baisers, les étreintes lui reviennent alors que des bribes de conversation et de soupirs pantelants bourdonnent à ses oreilles, menaçant de faire exploser ses tympans. Oh, l’abruti. Oh, le con.

« T’es qui, toi ? Qui est-ce qui t’envoie ? L’idée peut pas venir de toi. Même ivre, je serais pas tombé dans le panneau d’une fille comme toi. Alors cette foi, c’est quoi ? Un parti politique, un mafieux véreux, un simple journaliste ? On t’a payé combien pour me saouler ? T’avais besoin de quoi pour accepter un tel marché ? De la drogue à payer, des lèvres à regonfler ? »

Pâle comme un linge, tremblant comme une feuille, Ji Hwan est incapable de se maîtriser. Un mélange de peur et de colère le prend aux tripes et le pousse à lâcher tout ce qui lui passe par la tête. Il s’emporte contre la fille en petite-tenue à ses côtés, mais en vérité, c’est contre lui qu’il s’énerve. Quel imbécile ! Parce qu’il n’a pas su tenir quelques verres de whisky, des années passées à soigner son image et à ne jamais fauter risquent d’être réduites à néant. Si l’affaire s’ébruite, sa réputation de petit garçon parfait sera ruinée. Il ne lui restera alors plus qu’à dire adieu à ce trône qu’il a toujours tant convoité. Plus Ji Hwan y pense, plus sa rage gagne en intensité. Non, non. Cela ne peut pas se passer ainsi. Il a trop travaillé pour si facilement renoncer. Tout va bien aller, tout va s’arranger. Quelques instants de réflexion le sortiront d’affaire. C’est pourquoi il lui faut d’abord se calmer. Inspirer, expirer. Fermer les yeux, se concentrer. Le jeune homme est presque sur le point de regagner son sang-froid quand l’inconnue avec qui il a passé la nuit semble vouloir se relever et se rhabiller. Cette apparente tentative de fuite suffit à ébranler le contrôle fragile que le jeune homme exerce sur lui-même. A cette simple vue, ses nerfs lâchent, et le voilà qui se rue sur la demoiselle, attrapant rudement ses épaules et la plaquant sans ménagement, dos au lit. Leurs visages sont alors dangereusement proches l’un de l’autre, leurs respirations s’entremêlent. Mais pour une fois, Ji Hwan est trop préoccupé pour s’en soucier.

« Bordel, REPONDS. T’es qui ? »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Not a thing left alone ★ Ji Hwan   Sam 29 Sep - 20:42

« Bordel, tu peux pas la fermer, le gamin ? »

Ses mots sont sortis tout seul, mais il devenait exaspérant. Elle retenait sa colère de le frapper ou le pousser contre le lit pour se lever et fuir, seulement, elle ne le faisait pas. Lynn, Jeon Lynn, faisait face. Elle relevait la tête vers son interlocuteur mal élevé et fronçait des sourcils. Un teint pâle. Des lèvres charnues. Des cheveux en bataille bruns. Il était sans nul doute le garçon de la nuit dernière. Elle avait adoré. Elle avait pris son pied, mieux que jamais. Kwang Sun aurait été là, il l’aurait balancé à sa patronne. On lui a toujours interdit de coucher avec ses clients, mais Lynn était toujours contre le fait de s’arrêter dans sa lancée. Autant aller jusqu’au bout. Seulement, il n’était ni un habitué de la boite, ni un homme totalement normal. Ce fut seulement quand il s’adressait à elle qu’elle se rendait compte de ce qu’elle avait fait. Ce qu’ils avaient fait, ensemble. Ce gamin est un arrogant bambin à sa maman. Elle le sait, le sent, à des kilomètres à la ronde. Il suffit de son ton froid et dur pour la réveiller, comme si on lui foutait des claques en pleine figure. Lynn sursautait quand il hurlait sur elle. Pourtant, elle n’était pas effrayée, loin de là, ça l’excitait presque, disons. Presque.

« C’toi qui va la fermer, petit. TU t’es jeté sur moi. TU m’as embrassé. Qu’est-ce qu’tu crois que j’allais faire ? Et puis, arrête un peu ton numéro, je te connais même pas. J’vais gentiment me casser et tu retourneras payer ta consommation au bar, parce que je le ferais pas pour toi, tu vois, bébé ? »

Petit. Bébé. Ce sont des petits noms qui ont surement le gout de l’énerver. Elle le sait. Ses joues rougissent. Ses joues se gonflent. Il s’énerve. Il bouillonne. Lynn apprécie le moment. Elle en profite pour glisser ses lèvres le long de sa joue et lui chuchoter quelques mots à l’oreille. Lynn n’a jamais été plus entreprenante, seulement, elle fait ça depuis tant d’années, de prendre son pied et se casser, qu’elle a perdue l’habitude de se réveiller en même temps que le garçon dans son lit. Cette fois, elle n’était pas fautive, mais elle prenait gout à le rendre dingue. Elle vint mordre le lobe de son oreille et le repousser violemment contre le matelas. Elle n’aime pas user de la force pour faire entendre raison aux hommes, cependant, il s’avérait que celui-ci était coriace. En revanche, si elle connaissait sa réelle identité, aurait-elle stoppé toute activité de séduction ? Un frisson traverse son échine quand ses paumes entrent en contact avec le torse dénudé du garçon et elle soupire en s’extasiant déjà de l’effet qu’il lui avait produit la nuit dernière.

« Tu sais que t’as l’air bestial quand t’es au lit ? Sérieusement, j’ai bien cru mourir à cause de toi. »

L’air bestial. C’était eux qui l’arboraient. Elle s’était attelée à dévorer son cou et ses lobes d’oreilles tandis qu’il respirait, humait son parfum en grognant qu’il en voulait plus. Toute la nuit durant, on les entendit geindre et grogner comme des lionceaux affamés. Toute la nuit durant, ils passèrent d’une position à l’autre sans s’arrêter. Il était celui qui en demandait le plus, et surement le plus ivre des deux. Elle n’avait toujours pas compris pourquoi il était si pressé, si déterminé à faire ses preuves quand il tentait de la faire trembler de tous ses membres. Elle ne comprenait toujours pas son comportement, au réveil, si froid et distant, par rapport à la nuit dernière. Un soupir s’échappait de ses lèvres. Quel étrange gamin…

« Jeon Lynn. Si tu tiens vraiment à savoir qui je suis. Jeon Lynn. Et je tiens, vraiment, VRAIMENT, à te féliciter. Cette nuit, tu as été particulièrement… T’as pas oublié, hein, tout ce que tu voulais faire ? »

Un léger sourire en coin qui semble sincère se dessine sur ses lèvres. Elle est heureuse de rencontrer cet homme. Seulement, elle n’est pas au bout de ses surprises, n’est-ce pas ? Elle risque d’être bien déçue et de tomber bien bas. Pauvre Lynn… Si elle savait qui il était, elle aurait fermé gueule. Mais… Il est si sexy. J’en ferais encore mon quatre heure. Oh, mais peut-être que lui aussi… Croisons les doigts.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Not a thing left alone ★ Ji Hwan   

Revenir en haut Aller en bas
 
Not a thing left alone ★ Ji Hwan
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 ::  :: archives :: RPs-
Sauter vers: