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 I don’t wanna fight you no more {feat. Do Il}

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MessageSujet: I don’t wanna fight you no more {feat. Do Il}   Sam 29 Sep - 0:59

    { tenue } && { soundtrack }
    Ce n'était pas dans ses habitudes de boire ainsi. A vrai dire, elle faisait partie de ces filles qui ne supportent pas du tout l'alcool et qui finissent le plus souvent en train de vomir leurs trips dans les toilettes d'un bar, après seulement deux verres. Et pourtant, ce soir, elle s'était dit que ce n'était peut-être pas une mauvaise idée d'accompagner cette amie à cette soirée. Après tout, elle ne risquait rien. Du moins, c'est ce qu'elle croyait. Cette soirée n'avait rien à voir avec ces boites de nuit, ces clubs qu'elle détestait tant. Elle ne pouvait pas danser, se lâcher à fond comme le faisaient ces filles qui se déhanchaient sur la piste de danse. Son coeur ne l'aurait pas supporté bien longtemps. Pourtant, comme toutes les jeunes femmes de son âge, Hye Rah aimait s'amuser. Cette soirée, organisée par une association afin de récolter des fonds pour une oeuvre de charité, avait représenté l'occasion idéale de sortir enfin de son appartement et de ses révisions scolaires. Elle avait été prévenue : tenue correcte exigée. Elle avait donc sortie une de ces robes qu'elle ne sortait jamais de son placard. Le genre de robe qu'elle considérait comme étant bien trop sexy pour elle. Le genre de robe dans laquelle elle était toujours mal à l'aise. Le genre de robe qu'elle adorait voir sur les autres, qu'elle adorait admirer en vitrine. Le genre de robe qu'elle ne voyait pas sur elle-même. Mais cette robe lui avait été offerte. Par Woo Hyun. Son meilleur-ami. Entre autre... Elle ne l'avait jamais mise, ne l'avait même pas essayé. Elle s'était promise qu'un jour, elle sortirait cette robe de cette housse en plastique. Qu'elle se transformerait, pour quelques heures seulement, en une de ces filles qu'elle regardait de loin, dont elle admirait l'assurance, la confiance en soi. Parce qu'elle était comme ça : timide, craintive, farouche. Mais pas ce soir. Parce qu'au final, cette robe lui allait comme un gant, moulant ses formes, dévoilant ses longues jambes, découvrant discrètement son décolleté. Au début, elle avait été mal à l'aise. Une simple veste mais élégante, avait suffi à parfaire sa tenue. De plus, elle avait fait un effort sur le maquillage, soulignant son regard de noir et teintant ses lèvres de rouge. Elle avait laissé ses cheveux libres, se contentant de les faire onduler légèrement. Un coup d'oeil dans le miroir et elle ne se reconnut pas. Pourtant, le résultat lui plaisait. Elle avait l'impression d'être quelqu'un d'autre. C'était amusant. Comme lorsqu'elle se déguisait en fée, pour Halloween. Sauf qu'aujourd'hui, elle se déguisait en femme. Quelle ironie...

    Et donc, elle avait abusé de l'alcool. Ce n'était pas son genre, pourtant. Elle n'en avait pas non plus l'intention. Elle connaissait ses limites depuis bien longtemps. En fait, elle avait l'impression que, comme par magie, le verre de champagne qu'elle tenait à la main ne se vidait jamais. En réalité, elle attrapait une nouvelle coupe à chaque fois que son verre était vide et qu'un plateau passait à sa portée. Mauvaise tactique. Elle ne s'en rendait même pas compte, bien trop occupée à rire et à discuter avec tous ces inconnus - cela non plus, ce n'était pas dans ses habitudes. Trois heures après son arrivée, elle n'était plus elle-même. Son amie avait mystérieusement disparue, elle se retrouvait désormais seule. Se sentant soudainement nauséeuse, elle attrapa son sac et sortit précipitamment du bâtiment. L'air frais la fit frissonner. Elle avait oublié sa veste à l'intérieur mais elle était bien trop soûle pour s'en rendre compte. Titubant sur plusieurs mètres, elle manqua plusieurs fois de tomber. Elle s'arrêta soudainement, cherchant son téléphone portable. Elle voulait rentrer. Mais elle était incapable de penser normalement, son cerveau embrumé par l'alcool. Elle ne savait même plus où se trouvait sa voiture. Pitoyable. Elle n'avait plus qu'une option. Appeler à l'aide. Elle refusa de joindre Woo Hyun. Elle aurait eu bien trop honte qu'il la voit dans cet état. Instinctivement, ses doigts composèrent un numéro qu'elle connaissait par coeur. Son message envoyé, elle se décida à chercher tout de même la voiture. Mais une main se posa doucement sur son épaule, la forçant à se retourner. Elle crut un instant qu'il s'agissait de lui mais elle venait à peine d'envoyer ce message, c'était impossible qu'il soit arrivé aussi vite. Un inconnu lui faisait face, la regardant d'un air inquiet. « Vous allez bien, Mademoiselle? » Elle eut un sourire étrange. Elle avait l'air d'aller bien? Connard. Elle recula, s'apprêtant à répondre mais elle tituba de nouveau. Il l'attrapa par le bras, l'empêchant de tomber. « Je vais vous raccompagner chez vous, d'accord? » C'est ainsi qu'elle s'était retrouvée dans cette voiture luxueuse. Sauf qu'elle ne voulait pas rentrer chez elle. Elle ne voulait pas passer la nuit toute seule et elle n'allait certainement pas se rendre au palais pour squatter avec Ji Woo alors qu'elle lui avait la morale, quelques heures plus tôt. Elle souffla une adresse. L'inconnu la regarda bizarrement. Tant pis pour lui s'il avait imaginé pouvoir tenter quelque chose avec elle.

    La voiture s'arrêta. Elle hésita quelques secondes puis, sortit du véhicule. Elle claqua la porte derrière elle et se dirigea vers l'entrée du bâtiment sans même jeter un regard derrière elle. Après la douce chaleur de la voiture, elle se retrouvait sous une pluie glacée qui la trempa jusqu'aux os. Sa robe lui collait à la peau et remontait un peu à chaque pas, dévoilant un peu plus ses cuisses. D'un léger mouvement de tête, elle dégagea son visage des mèches imbibées d'eau qui lui gênaient la vue. Arrivée à la porte, elle essaya de se souvenir du numéro de l'appartement de Do Il. Elle passa dix minutes sous une pluie intense, mais c'était peine perdue. Elle avait l'impression que son cerveau fonctionnait au ralenti, l'empêchant de former une phrase correcte ou même de penser normalement. Comme si l'univers entier était formé de coton épais. Finalement, elle composa un nouveau message puis, appuya sur tous les boutons, se disant qu'elle tomberait bien sur le bon. Se sentant soudainement fatiguée, elle s'appuya au mur le plus proche, attendant patiemment son ami. Si seulement elle pouvait l'appeler ainsi. Peut-être le pouvait-elle. Après tout, ils se connaissaient depuis toujours. Presque. Et puis, ils avaient tellement de choses ensemble qu'elle ne pouvait tout simplement pas l'effacer de son existence. Les yeux fermés, elle repensa à toutes ces années passées aux côtés de Do Il. Leur enfance commune, leur adolescence à se disputer, puis à s'aimer. Il était son ami. Véritablement. Cela expliquait sûrement pourquoi elle l'avait contacté lui et personne d'autre. Parce qu'il savait prendre soin d'elle, malgré ses allures de bad boy coureur de jupons. Pour ça, elle le détestait. Mais au final, il redevenait toujours ce bon vieux Do Il qu'elle connaissait depuis si longtemps. La lumière du hall s'alluma soudainement. Elle ouvrit douloureusement les paupières, plissant les yeux face à cette soudaine luminosité qui réveilla sa nausée. La porte s'ouvrit et Do Il apparut, avec son regard moqueur habituel. « T'en a mit du temps... », murmura-t-elle. Elle s'approcha d'un pas vacillant et se laissa aller contre lui, le front contre son torse, les paupières mi-closes. « J'ai froid. »
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MessageSujet: Re: I don’t wanna fight you no more {feat. Do Il}   Dim 30 Sep - 13:16

Plutôt décoiffé, mais entièrement habillé, Do Il faisait les cents pas dans la petite chambre qu’il occupait. Les talons de ses souliers déjà enfilés claquaient sur le paquet. De temps à autres, ce bruit l’irritait. Il s’arrêtait donc un instant, puis repartait, incapable de rester en place. Son regard, lui aussi, ne savait pas se tenir tranquille. Il passait fébrilement de l’horloge à la montre qu’il avait au poignet, s’attardait un instant à la fenêtre, puis revenait inlassablement vers l’écran du portable qu’il serrait dans sa main. Seule la mâchoire du jeune homme demeurait figée sous le coup de la nervosité. Car, oui, une fois n’était pas coutume ; Han Do Il était inquiet. Et peu habitué à ce genre d’émotion, il avait évidemment du mal à gérer. Par moments, il se sentait même complètement submergé. Anxieusement, il se demandait même s’il n’avait pas abusé. Peut-être aurait-il mieux valu se la fermer et lui demander directement où elle était. C’aurait sans doute blessé son orgueil de grand enfoiré, mais au moins, il n’aurait pas là comme un con, à attendre et à regretter. En même temps, ne l’avait-elle pas un peu cherché ? ‘Woo Hyun oppa’ par-ci, ‘Woo Hyun oppa par-là… D’ordinaire, la gamine n’avait que ce nom à la bouche. Le sien, elle ne le prononçait qu’avec exaspération ou colère. ‘Han Do Il, va crever’ ; ‘Do Il, je te déteste.’ Sale môme. N’avait-il donc pas le droit de lui rendre la pareille et de la négliger, elle, comme elle l’avait toujours dédaigné, lui ? Apparemment pas : le téléphone du jeune homme sonna enfin. Ce dernier lut à la va-vite le message qu’il venait de recevoir et détala. En temps normal, il lui fallait près d’un quart d’heure pour descendre à pied les dix-huit étages qui le séparaient du rez-de-chaussée. Il arriva en bas, essoufflé et hors d’haleine, en moins de cinq minutes.

« Tu peux parler. Ca fait plus de trois quarts d’heure que je te demande où t’es en train de misérablement poireauter. Puis sois déjà reconnaissante que nous nous soyons déplacés, moi et mon auguste postérieur. Espèce d’ingrate. Je devrais te laisser cuver tes trois verres de champagne en trop, toute seule, dans une ruelle sombre et nauséabonde. Tu vomirais tes tripes sur les pieds d’un mafieux, et pour se venger, ce dernier t’égorgerait et vendrait tes organes aux quatre coins du moi. Et comme ça, moi, je serais débarrassé. Hey, je suis quelqu’un d’important. J’ai un millier de choses à faire – des dizaines d’articles mensongers à rédiger, trois films pornos à regarder… mais non, au lieu de ça, je gaspille mon précieux temps et viens te sauver tel un preux chevalier. Et quoi ? Tu oses me faire des reproches ? Je te signale que pour ta petite bouille éméchée, j’ai même pris les escaliers. Moi et les ascenseurs, tu sais bien que… »

Oui, bien sûr, elle savait. Elle savait que les espaces clos et exigus lui donnaient l’impression d’étouffer. Elle savait qu’il n’acceptait de manger que lorsque, dans son assiette, les légumes et la viande étaient étanchement séparés ; elle savait que le numéro 17989 de Batman était son livre préféré ; elle savait que le premier poisson rouge qu’il avait possédé, puis zigouillé se prénommait Salomé. Elle savait ses forces, ses faiblesses – tout. Elle l’avait vu rire et pleurer, et pour elle, il n’avait sans doute plus le moindre secret. Après tant d’années, que pouvait-il encore lui cacher ? Il pouvait bien essayer de noyer son inquiétude sous une flopée de sarcasmes grossiers ; ses doigts qui replaçaient précautionneusement les quelques mèches trempées qui lui collaient au front le trahissait. C’était sûrement la raison pour laquelle elle ne semblait pas prendre la peine de l’écouter. Les yeux à demi fermés, la tête appuyée contre son torse, elle avait même l’air de s’être endormie. Do Il lui pinça donc la joue pour ravoir son attention. Sa peau était brûlante. Combien de temps cette tête de linotte avait-elle passé sous la pluie ? Réprimant un soupir, le jeune homme attrapa Hye Rah par le coude et l’entraîna à sa suite dans le hall d’entrée. La pièce n’était pas chauffée, mais au moins, on y était au sec. A la lumière des néons, elle lui paraissait plus pâle encore. Avec l’éclairage, il pouvait aussi voir le soin qu’elle avait apporté à sa tenue. Cette robe épousait et mettait en valeur chacune de ses courbes ; elle en dévoilait même quelques-unes. Se rincer l’œil en pareille situation n’était peut-être pas la meilleure des choses à faire, mais qui pouvait-il ? Salaud un jour, salaud toujours. Si cela avait une autre fille, il se serait même autorisé à lâcher un commentaire salace. Un ‘Oh, c’est un miracle que tu ne te sois pas encore faire violer ? Je peux m’en occuper si tu veux…’ aurait peut-être fait l’affaire. Mais sur le moment, tout ce qui lui venait à l’esprit était que si un jour, Hye Rah s’était ainsi habillée pour lui et pour lui seul, alors jamais, ô grand jamais, il ne l’aurait laissée le quitter. Ce commentaire manquait toutefois de tranchant et rouvrait trop de plaies passées que Do Il préférait ne pas évoquer. Aussi il se tut et se contenta de retirer l’ample et épaisse veste de survêtement qu’il portait afin d’en entourer les épaules de la jeune femme. N’ayant plus qu’un fin t-shirt sur le dos, il sentit un léger frisson lui parcourir l’échine.

« Yah, Ahn Hye Rah. Si, à cause de toi et de tes péripéties d’alcoolique, je m’enrhume, t’es morte. Avec la voix enrouée et le nez bouché, j’aurais l’air nettement moins sexy. Hors de question que je reste cloué au lit, seul et sans personne. Tu seras mon esclave et devras me tenir compagnie, et toc. »

Leur histoire n’était pas un conte de fées. On n’aurait pas pu la trouver dans un livre ou dans un film. Cela manquait trop de dîners aux chandelles et de promenades au clair de lune. Ils ne s’étaient jamais déclarés leur amour à grand renfort de poésie, n’avaient pas non plus échangé d’épiques baisers. Ils étaient seulement deux gamins qui s’étaient détestés, aimés, puis séparés. Pas de quoi s’extasier, ni faire rêver. Et pourtant, pour rien au monde, Do Il n’aurait voulu oublier. Pourquoi ? Le jeune homme pouvait bien critiquer Hye Rah et crier sur tous les toits quelle mauvaise petite-amie elle avait fait. Mais il y avait bien un mérite qu’il ne saurait lui retirer : elle le connaissait. Elle l’ennuyait, l’agaçait, l’insupportait, mais elle le connaissait. Et la perspective d’avoir au moins quelqu’un quelque part avec qui il pouvait être qui il était réellement l’apaisait étrangement. Voilà pourquoi, à cet instant, il se montrait si prévenant à l’égard de la jeune femme. Ou… Ou peut-être était-il simplement fatigué. Dans tous les cas, Do Il passa un bras autour des épaules de Hye Rah, l’aidant ainsi à avancer, et la guida vers ces ascenseurs qu’il avait toujours tant redoutés.

« Gosh. Qu’est-ce que je fais pas pour toi… »
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MessageSujet: Re: I don’t wanna fight you no more {feat. Do Il}   Dim 30 Sep - 22:50

    « T'en a mit du temps... » « Tu peux parler. Ça fait plus de trois quarts d’heure que je te demande où t’es en train de misérablement poireauter. Puis sois déjà reconnaissante que nous nous soyons déplacés, moi et mon auguste postérieur. Espèce d’ingrate. Je devrais te laisser cuver tes trois verres de champagne en trop, toute seule, dans une ruelle sombre et nauséabonde. Tu vomirais tes tripes sur les pieds d’un mafieux, et pour se venger, ce dernier t’égorgerait et vendrait tes organes aux quatre coins du moi. Et comme ça, moi, je serais débarrassé. Hey, je suis quelqu’un d’important. J’ai un millier de choses à faire – des dizaines d’articles mensongers à rédiger, trois films pornos à regarder… mais non, au lieu de ça, je gaspille mon précieux temps et viens te sauver tel un preux chevalier. Et quoi ? Tu oses me faire des reproches ? Je te signale que pour ta petite bouille éméchée, j’ai même pris les escaliers. Moi et les ascenseurs, tu sais bien que… » Un léger sourire se dessina sur son visage alors qu'il évoquait sa claustrophobie. Bien sûr, elle était au courant. D'habitude, elle prenait plaisir à se moquer de lui tandis qu'il montait dix étages à pieds et qu'elle devait l'attendre pendant vingt minutes avant qu'il ne la rejoigne enfin. Malheureusement pour lui, elle connaissait chacun de ses petits secrets, chacune de ses petites manies. Et malheureusement pour elle, il connaissait également tout d'elle. Sa façon de chanter des vieilles chansons sous la douche, son habitude idiote de parler à son chien comme s'il pouvait lui répondre, sa façon de pleurnicher lorsque le héros de son drama préféré vivait une situation difficile. Il connaissait ce malaise terrible qui l'habitait lorsqu'elle s'approchait d'un peu trop près du palais royal. Ils ne se connaissaient pas tout à fait lorsque son père avait été tué. Mais ils se connaissaient depuis suffisamment longtemps, ils avaient été suffisamment intimes pour qu'elle lui raconte ce qu'elle avait ressenti lorsqu'on lui avait annoncé le décès de ce père tant aimé. C'était justement pour ça – et parce qu'elle ne se sentait pas très bien non plus – qu'elle ne releva pas sa tirade de martyr. Après tout, il pouvait très bien la laisser dormir dehors. C'était bien son genre.

    Elle sursauta lorsqu'il lui pinça doucement la joue. Elle releva la tête, dans l'intention de lui hurler dessus mais son regard croisa le sien, un dixième de secondes. Elle avait oublié à quel point elle trouvait attirant. Un instant, elle vit le visage de Woo Hyun se superposer au sien. Les effets de l'alcool, sûrement. Après tout, ils étaient frères (okay, demi-frères). C'était normal qu'elle reconnaisse des traits de son meilleur-ami dans ceux de Do Il. Mais il y avait également autre chose. Quelque chose qui fit rater un battement à son coeur, qui déclencha une douce chaleur dans chaque cellules de son corps. Ou est-ce peut-être à cause du fait qu'elle s'était blottie contre lui? Elle déglutit difficilement. « Aïeuh... » Il fronça les sourcils tandis que ses doigts frôlaient sa peau. Elle frissonna et remarqua enfin qu'elle tremblait et claquait violemment des dents. Et merde. Elle détourna la tête, désira s'éloigner de lui mais chancela avant même d'avoir pu effectuer un seul pas. Il soupira et l'attrapa par le coude, l'entrainant dans le bâtiment, à l'abri de la pluie. L'éclairage donnait un air étrange à la pièce. L'alcool aidant, Hye Rah avait l'impression de rêver. Pas un rêve forcément agréable. Mais pas un cauchemar non plus. Juste... un rêve. C'était vraiment très bizarre comme impression. Elle en vint à se demander si elle vivait vraiment cette scène ou si elle était confortablement installée dans son lit. C'était peut-être un rêve au final... Elle aperçu la façon dont Do Il étudiait sa tenue. Baissant la tête, elle remarqua que sa robe dévoilait un peu trop ses jambes. Elle entreprit de réajuster sa robe en se tortillant. Pourquoi rougissait-elle ainsi? Après tout, il l'avait vu dans des tenues bien plus révélatrices que celle-ci. Mais c'était lorsqu'ils étaient encore ensemble. Et ils étaient encore jeunes. Encore insouciants. Maintenant, ils étaient adultes. Et même s'ils étaient sortis ensemble quelques temps, leur relation n'avait jamais été très loin. Pas intime à ce point-là. Et la dernière fois qu'il l'avait vu en maillot de bain, elle avait quinze ans. Depuis, elle avait grandie. Son corps avait changé. L'espace d'une seconde, elle se dit que s'il s'agissait de Woo Hyun, elle n'aurait pas réajusté sa robe. Au contraire, elle en aurait profité. Aurait-elle été gênée s'il avait posé le même regard sur elle, que celui que venait de lui porter Do Il? Elle sursauta lorsqu'il plaça sur ses épaules, sa veste de survêtement. Elle lui lança un regard surpris – ce n'était pas dans ses habitudes de se montrer aussi... galant – et se rendit bien vite compte qu'il n'était désormais que vêtu d'un tee-shirt dévoilant sa musculature. Elle se figea, son regard bloqué sur ces abdominaux qui se dessinaient parfaitement sous le tissus. Bon sang. Lui aussi avait changé. Heureusement pour elle, il ne sembla pas s'en rendre compte. « Yah, Ahn Hye Rah. Si, à cause de toi et de tes péripéties d’alcoolique, je m’enrhume, t’es morte. Avec la voix enrouée et le nez bouché, j’aurais l’air nettement moins sexy. Hors de question que je reste cloué au lit, seul et sans personne. Tu seras mon esclave et devras me tenir compagnie, et toc. » Elle lâcha un soupire en levant les yeux au ciel. Mal lui en prit, elle fut soudainement prise d'un vertige qui l'obligea à s'appuyer au mur en fermant les yeux. « Si je survis jusqu'à demain matin, je ferai tout ce que tu voudra... » Elle regrettait déjà ces paroles. Bien sûr qu'il allait en profiter. Mais pourquoi cela ne la dérangeait pas plus que ça? Elle savait parfaitement ce qu'il allait lui faire subir. Il allait jouer avec elle. Après tout, elle avait gâché sa soirée, l'avait empêché de coucher avec une énième fille sexy, l'avait privé de ses films pornos préférés...

    Il glissa doucement un bras autour de ses épaules, l'entrainant avec lui vers les ascenseurs. Elle n'ouvrit pas les yeux. Elle lui faisait confiance. Il n'allait pas la laisser se manger un mur ou se prendre les pieds dans le tapis. Il prendrait soin d'elle. Elle se laissa aller contre lui, passant un bras autour de sa taille, s'accrochant à son tee-shirt. « Gosh. Qu’est-ce que je fais pas pour toi… » « Désolé d'avoir gâché ta soirée, Oppa. » Elle leva la tête et eut un sourire malicieux. « On regardera tes pornos ensemble, si tu veux. Mais juste regarder, hein. T'façon, je crois pas être en état de faire quoi que ce soit ce soir. Sauf si tu veux que je te vomisse dessus... »
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MessageSujet: Re: I don’t wanna fight you no more {feat. Do Il}   Lun 1 Oct - 18:13

« Uh – bon sang, on peut dire que tu sais faire des propositions alléchantes, hein. Et moi qui me demandais pourquoi Woo Hyun trouvait que tu avais le sex-appeal d’un cageot de carottes trop mûres… »

Le trait était parti sans que Do Il ait réellement eu l’intention de le décocher. En effet, le jeune homme avait beau être une belle ordure, un enfoiré de première et le dernier des salauds ; il n’en demeurait pas moins quelqu’un de fair-play. Il ne s’embarquait jamais dans une joute verbale avant de s’être d’abord assuré que la personne qu’il attaquait était en état de répliquer. Les batailles trop faciles étaient trop vite remportées et ne flattaient pas assez son égo surdimensionné. Aussi ne s’en prenait-il qu’à des adversaires à sa hauteur. A l’évidence, Hye Rah ne rentrait pas dans cette catégorie. La demoiselle n’avait certes pas entièrement perdu son habituelle répartie. Mais l’état d’ébriété avancée dans lequel elle se trouvait émoussait ses sens et la rendait bien moins réactive que de coutume. Et pourtant, Do Il n’avait pas pu s’en empêcher. Ses sourcils s’étaient haussés, et goguenard, il avait frappé. C’avait été plus fort que lui ; quelque chose dans les paroles de son amie l’avait irrité et l’avait poussé à riposter. Il n’aurait trop su dire quoi. Peut-être était-ce le « oppa » narquois, le faux air désolé… Ou bien tout simplement, cette certitude qu’elle avait qu’entre eux, jamais rien ne pourrait se passer – comme si c’était absurde d’y penser, comme si l’idée ne l’avait jamais effleurée. Soudain, Do Il se trouvait comme à ses seize ans, bête, jeune et con. Il se souvenait de ce jour où, travaillé par les hormones, il avait voulu aller plus loin avec elle et avait tenté de passer la main sous son t-shirt. La claque magistrale et le strident « Abruti, tu es le dernier homme avec qui je coucherais » qui avait accueilli cette malheureuse expérience lui avaient laissé un goût amer ; et le retrouver après tout ce temps ne l’enchantait guère. Se venger ainsi était un peu stupide, un peu mesquin. Mais il n’avait jamais su, ni voulu gérer ses sautes d’humeur. Il ne retira donc pas ce qu’il venait dire et laissa planer un silence gêné que vinrent briser les portes de l’ascenseur qui s’ouvrirent finalement. Face au réduit exigu et mal aéré qu’elles dévoilèrent, le jeune homme déglutit difficilement. Il hésita un long instant sur le seuil de la cabine, mais, trop fier pour se dégonfler, se décida finalement à y entrer, guidant en silence Hye Rah par le poignet. Une grimace tordit les traits de son visage lorsque les deux battants se refermèrent. Le trouble qu’il éprouva alors fut presque aussi grand pour lui faire oublier l’agacement qu’il avait ressenti quelques secondes auparavant. Pour quelqu’un d’aussi rancunier que lui, cela voulait dire beaucoup. Il n’aimait pas du tout cela, vraiment pas. Son psy lui avait conseillé d’inspirer, puis d’expirer – il essayait. Mais très sincèrement, ces conseils à la noix n’avaient d’effet qu’avec les femmes qui accouchaient dans les séries B. En désespoir de cause, sa main frôla, puis agrippa celle de Hye Rah qui était adossée contre la paroi à ses côtés. On se rassurait comme on pouvait.

« J’espère au moins que t’es assez saoule pour ne pas te rendre compte à quel point je suis terrifiée. De toutes manières, tout à l’heure, je te prends en photo. Avec ta mine barbouillée, t’as franchement pas l’air glorieux. Si tu te moques de moi, je te ferai chanter avec ça. Puis… »

Il parlait sans réellement réfléchir à ce qu’il disait. Il voulait juste se distraire, oublier. Mais l’appareil fit une soudaine embardée. Les néons vacillèrent, puis sautèrent. Quand il rouvrit les yeux, Do Il comprit que l’ascenseur s’était arrêté. Mais il n’eut pas le temps de paniquer. Une nouvelle secousse le fit instinctivement se poster devant Hye Rah afin de l’empêcher de basculer en avant et de tomber tête la première. Et ce fut ainsi qu’il se trouva face à elle – front contre front, son nez frôlant le sien, une main posée sur sa taille. Assez proche pour l’embrasser. L’espace d’un instant, Do Il étudia cette éventualité. Il était tenté, dangereusement tenté. Oui, ç’aurait été abuser de la situation et trahir la confiance qu’on lui accordait. Mais le jeune homme n’avait jamais prétendu être honorable, ni respectable. Il trichait, mentait, ne payait pas les p.-v. qu’on lui collait. Alors pourquoi résister ? Plus il voyait cette robe trempée, ces lèvres rougies par la fièvre et, surtout, cette façon qu’elle avait de se laisser aller… plus il se le demandait. Puis le jeune homme avait des choses à prouver, à lui prouver : ne venait-elle après tout pas de l’insulter ? Dans une ultime tentative pour se raisonner, Do Il songea à « l’après ». Hye Rah crierait sans doute, hurlerait même. Avec lui, c’était ce qu’elle avait toujours fait. Ce n’était pas assez pour l’arrêter. Il pencha donc la tête en avant, réduisant encore davantage la distance qui les séparait. Mais au même moment, les lumières clignotèrent et se rallumèrent. Bien sûr. Le coup de la panne, c’était trop cliché. Dans un film ou dans un drama, ç’aurait marché. Pas avec eux. Avec eux, ce genre de petits artifices qui enjolivaient la réalité étaient voués à échouer. Dans leur monde, tout était brutalement simple, franc et vrai.

« Tu vois, c’est pour ça que je déteste autant les ascenseurs… Ils contrecarrent toujours tous mes plus beaux plans... »

S’il était gêné, Do Il ne le montra pas. Ses lèvres s’incurvèrent en un rictus narquois, et le jeune homme recula nonchalamment d’un ou deux pas. Les mains dans les poches, l’air impassible, il décida de faire comme si de rien n’était. D’ailleurs, releva-t-il sardoniquement, rien ne s’était passé. Sa jugulaire qui saillait étrangement et son regard qui évitait laissaient peut-être présager le contrairement. Mais Do Il refusait de se pencher davantage sur la question ; le claustrophobe qu’il était préférait largement se concentrer sur le nombre d’étages qu’il leur restait à monter. L’air avait changé et lui pesait. Il n’avait donc plus qu’une hâte : arriver et pouvoir enfin respirer. Il accueillit donc avec un soupir de soulagement le tintement qui annonçait la fin de ce périple. Les portes coulissèrent enfin. Do Il les franchit cependant un peu trop prestement, oubliant d’offrir à Hye Rah son bras comme appui. Décidément étourdi, il faillit même la prier de l’en excuser, mais se ressaisit à temps. Entre eux, ç’aurait fait bien trop de courtoisie.

« Tu viens ? Même si tu ressembles à un cageot, je peux pas te laisse dormir sur le palier. »
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MessageSujet: Re: I don’t wanna fight you no more {feat. Do Il}   Dim 18 Nov - 13:06

« Uh – bon sang, on peut dire que tu sais faire des propositions alléchantes, hein. Et moi qui me demandais pourquoi Woo Hyun trouvait que tu avais le sex-appeal d’un cageot de carottes trop mûres… » Elle tressaillit. Elle le fixa un instant du regard puis, détourna les yeux, se recroquevillant légèrement sur elle-même. Pourquoi cela lui faisait-il mal? Savoir que jamais, son meilleur-ami ne pourrait la trouver jolie, intéressante ou simplement attirante. A ses yeux – et sûrement à ceux de Do Il également – elle semblait rester l'adolescente timide et maladroite. Et c'était injuste. Elle ne répliqua pas. Une insulte n'aurait pas suffit à toucher cet imbécile arrogant. Un silence gênant s'installa mais elle s'en fichait. Elle avait l'impression qu'un marteau-piqueur s'attaquait à son crâne. Ce n'était pas vraiment agréable. Elle entendit le ''ding!'' annonçant l'arrivée de l'ascenseur. Un instant, elle hésita. Elle pourrait très bien s’asseoir contre un mur, dans ce couloir glacial et s'endormir sur le sol. Du moment que Do Il lui fichait la paix. Au moins, il ne pourrait pas lui reprocher de l'obliger à prendre cet ascenseur et d'affronter sa peur. Il ne lui laissa pas le choix. La tirant par le poignet, il l'obligea à monter dans la cabine. Elle se recula vivement de lui, s'appuyant contre la paroi glacée. Elle frissonna. Puis, elle sursauta lorsque la main de son ami vint agripper la sienne. Elle jeta un regard vitreux à Do Il: il semblait au bord de la panique et respirait comme une femme enceinte, sur le point d'accoucher. Elle réprima un sourire moqueur. Elle aurait très bien pu tenir là sa vengeance. Mais elle était nettement moins mesquine que lui. Jouer avec les peurs des autres, ce n'était pas son truc. Elle entrelaça ses doigts avec ceux de son ami, dans un geste de réconfort. « J’espère au moins que t’es assez saoule pour ne pas te rendre compte à quel point je suis terrifié. De toutes manières, tout à l’heure, je te prends en photo. Avec ta mine barbouillée, t’as franchement pas l’air glorieux. Si tu te moques de moi, je te ferai chanter avec ça. Puis… » « Si j'étais toi, je m'abstiendrai de faire ça... Je te rappelle que j'ai des dossiers bien plus gros sur toi, depuis le temps qu'on se connaît... » Elle haussa légèrement les épaules puis referma les yeux. La lumière des néons empirait son mal de tête. Elle le laissa blablater tout seul, le timbre de sa voix indiquant clairement qu'il parlait pour se rassurer. Pauvre enfant... La cabine s'ébranla violemment tandis que les lumières clignotèrent. Un dixième de secondes plus tard, elle s'agita une nouvelle fois, avec plus de force que la première fois. Hye Rah n'eut pas le temps de réagir, le choc la propulsa en avant. Elle ouvrit les yeux au moment où Do Il se plaçait devant elle, la retenant d'une chute certaine – et éventuellement douloureuse. Sauf qu'il était près. Trop près. La main qu'il avait glissé autour de sa taille, leurs corps collés l'un contre l'autre, leurs regards qui s'accrochèrent et ne voulaient plus se quitter, son souffle qui chatouillait sa joue. Elle frissonna. Et lorsqu'il se pencha un peu plus, elle sentit une étrange chaleur se rependre dans son ventre. Oh, elle connaissait cette sensation. C'était mauvais. Très mauvais. L'alcool aidant, elle se dit qu'au final, cela ne lui déplairait pas, d'aller plus loin avec lui. Les traits de son visage se brouillèrent un instant, se fondant avec ceux de Woohyun. Elle déglutit, tandis qu'il se penchait doucement vers elle. La situation semblait tellement irréaliste, qu'elle pensa un instant qu'il s'agissait tout simplement d'un rêve. Le contacts des doigts de Do Il sur sa peau, leurs visages qui se frôlaient, leurs regards accrochés l'un à l'autre et cette demi-pénombre. Non, ça ne pouvait être qu'un rêve. Elle n'avait donc rien à se reprocher. Elle pouvait très bien aller plus loin avec lui puisque ce n'était pas réel. Et puis, ce n'était pas comme si elle était déjà en couple avec quelqu'un. Woo Hyun... Et bien, Woo Hyun ne se gênait pas pour s'amuser ailleurs, alors, pourquoi devrait-elle se priver? Après tout, il n'était que son meilleur-ami. Du moins, normalement... Ce n'était pas comme si elle était du genre à lui plaire autrement qu'en tant qu'amie. Non?

La cabine s'ébranla une nouvelle fois, les lumières clignotèrent et l'ascenseur recommença sa lente montée. Elle battit plusieurs fois des paupières, tentant d'éloigner ce sentiment étrange d'irréalité. L'esprit embrumé par l'alcool et la fatigue, elle n'arrivait plus à faire la différence entre la réalité et ses fantasmes enfouis. « Tu vois, c’est pour ça que je déteste autant les ascenseurs… Ils contrecarrent toujours tous mes plus beaux plans... » Elle ne répondit pas. Elle failli même le retenir contre elle, lorsqu'il se recula de quelques pas. Soudainement, elle avait froid. Elle était carrément gelée. Elle aurait pu se jeter sur lui, chercher la chaleur de son corps, d'une façon ou d'une autre. Elle se contenta de se faire toute petite dans un coin de la cabine, évitant de regarder son reflet dans le miroir. Elle avait l'impression d'être une autre personne, incapable de savoir quoi faire, comment réagir. Le comportement de Do Il ne l'aidait pas. Les portes s'ouvrirent enfin, dans un bruissement étouffé. Elle releva la tête, regarda son ami sortir de l'ascenseur. Il s'arrêta soudainement, lui jetant un regard curieux. « Tu viens ? Même si tu ressembles à un cageot, je peux pas te laisse dormir sur le palier. » Elle inspira un grand coup et tituba vers la sortie de l'appareil. Elle le suivit dans le couloir, s'appuyant au mur pour ne pas tomber. Il ouvrit enfin la porte de l'appartement dans lequel ils s'engouffrèrent. Elle s'installa sur le canapé, les jambes flageolantes. « J'suis désolé d'avoir gâché ta soirée. » Un silence gêné s'installa. Soudain, elle leva vers lui, un regard presque désespéré. « Dis, est-ce que tu me trouve attirante? Je veux dire... Je vois le genre de filles que vous draguez, toi et Woo Hyun... J'suis pas forcément à la hauteur, à côté d'elles... Mais... J'suis pas laide, hein? »
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I don’t wanna fight you no more {feat. Do Il}
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