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 nothing would be the same if you did not exist ft. do il

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Wang Eun Ae
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MessageSujet: nothing would be the same if you did not exist ft. do il    Mer 26 Sep - 14:54

You are not here just to fill space or to be a background character in someone else's movie. Consider this : nothing would be the same if you did not exist. Every place you have ever been and everyone you have ever spoken to would be different without you. We are all connected, and we are all affected by the decisions and even the existence of those around us.
Morphée la tenait encore très confortablement dans ses bras. Emmitouflée dans sa couette, la diplomate avait eu sa journée et elle était bien décidée à en profiter. Min Hyuk devait lui-aussi être dans le même cas. Pour une fois, il ne venait pas sauter sur son lit pour qu’elle lui prépare le petit-déjeuner. D’un coté, cet événement qui ne se produisait toujours pas et cela la titilla quelque peu. Elle ouvra lentement un œil en observant la porte et les alentours de sa chambre. Aucuns signes de vie. Elle le connaissait bien pour savoir qu’il profiterait de chaque instant où sa mère se trouvait à la maison. Même si cette dernière aurait tendance à travailler sur divers dossiers en cours. L’omniprésence du travail en agaçait plus d’un et pourtant, Eun Ae ne pouvait s’en empêcher. Comme si c’était une nécessité pour elle. De plus, elle se sentait toujours incompétente dans son rôle de mère. Min Hyuk était présent dans son cœur, son esprit et elle ne renierait jamais le fait d’avoir un fils. Néanmoins, elle était si gauche question affection alors qu’un enfant en redemandait encore et encore. De ce fait, elle cherchait à se revaloriser dans un domaine où elle se sentait maître et davantage compétente. Pour en revenir à ses moutons, personne à l’horizon, elle s’apprêta à s’envelopper encore plus dans sa couverture. Seulement, le réveil humain fit son entrée dans la pièce. Elle n’avait pas eu le bon timing. Hurlant et s’empressant à se jeter sur le lit de sa mère, Min Hyuk sauta un temps sur le bout du lit avant de se laisser tomber sur le matelas et monter jusqu’au visage de Eun Ae. C’était l’heure de se réveiller. Son ventre comme témoin qui criait famine, il désirait un petit-déjeuner concocté par les soins de sa maman. Radoucissant ce réveil, il l’enlaça alors qu’elle était saucissonnée par une épaisse couche en coton. La douceur d’un câlin, cela l’aurait bien rendormi. Cependant, son fils semblait bien décider à la réveiller au plus vite et ne démordait pas à la tanner pour cela. Finalement, elle obtempéra et s’extirpa lentement mais surement du lit pour se diriger vers la cuisine.

Rien de bien glamour était présent pour son pyjamas. Un foutoir capillaire, un pantalon en soie marron surement laissé par un des hommes rencontrés dans sa vie.. En faite, elle ne savait plus où elle l’avait déniché. Surement était-ce même celui de Do Il. Dans tous les cas, il était confortable pour dormir. Un peu trop grand, il trainait au sol et camouflait presque totalement ses pantoufles. Puis, un débardeur blanc en tant que haut, elle attrapa une chemise de nuit noir pour paraitre moins dénudée. Baillant sans ménagement, elle clapotait sur le parquet de l’appartement vers le cœur de celui-ci, la cuisine. Min Hyuk l’attendait en s’agitant sur son siège. L’enfant était bien décidé à se laisser servir et ne plus bouger d'un iota. Elle rattacha, sans porter grande importance, ses cheveux en chignons pour y voir un peu plus clair. Un bol de lait chaud servi pour monsieur avec ses céréales favoris, du jus d’orange fraichement pressé et un habituel bisou sur le front pour qu’il commence enfin à manger. Eun Ae l’observa un temps en train d‘engloutir tous ceci et l’écoutant parler de ses projets pour l’après-midi. Sa mère n’osait promettre, sachant qu’elle pourrait sur un coup de tête annuler les plans de son fils. En attendant, elle retourna à ses fourneaux pour préparer son petit-déjeuner. Tellement habituée aux matins londoniens, elle en avait gardé le rituel alimentaire pour le matin. Une habitude régulièrement revendiquée par Min Hyuk qui ne se gênait pas pour critiquer l’odeur régnant dans la cuisine à ces instants et grimaçant à la vue de l’assiette. Elle avait beau dire que c’était bourré de protéines, le jeune garçon n’y sentait que puanteur et rien de bien fameux entre le bacon et les œufs sur le plat. Tant pis pour l’animosité de son fils, elle s’installa tout de même à coté de lui pour déguster.

Alors qu’elle s’amusait à naviguer sa fourchette dans les airs en espérant le donner à son fils pour son plus grand désespoir et qui était loin de se laisser faire, quelqu’un sonna à la porte. Sauver par le gong, Min Hyuk retrouva la tranquillité alors que Eun Ae partit ouvrir la porte à ce visiteur. Rectification, c’était une visiteuse. Une jeunette aux formes avantageuses, le genre de demoiselle qui vous donne des complexes rien qu’en la regardant. Et, question complexe, Eun Ae allait être servie. « Oh ... hm, bonjour madame, je voudrais parler à votre fils. Était-il là ? » Fils ? Min Hyuk ? Elle ne doutait pas du charme de son petit fils, qui -comme toutes les mères peuvent penser de leurs enfants- était le plus beau de tous. Néanmoins, trop jeune pour cette fille, Eun Ae la toisa sans vergogne avant de s’interposer d’avantage à la porte. Elle n’avait pas mangé grand-chose, elle était debout depuis une toute petite heure mais rien ne l’empêchait d’avoir l’instinct protectrice d’une mère envers son fils. « Qui êtes-vous ? Pourquoi souhaitez vous le voir ? Et, quel âge avez-vous ?! » questionna-t-elle, sèchement. La jeune femme s’accrocha à son sac à main face à cette animosité soudaine et balbutia quelque chose d’incompréhensible avant de parler avec plus de clarté ; « ... j’ai vingt-et-un ans, madame. Et, je suis la.. Hm, une amie de votre fils. Do Il, est-il là ? » Eun Ae resta un bon moment à l’observer, sans vraiment la regarder. Qu’était-il préférable ; faire face à une détraqué entichée de son fils de huit ans ou alors, se prendre vingt ans en pleine figure en si peu de temps ? Quelque chose s’était brisée, une vague de dépression déferlait déjà dans sa tête. A tel point qu’elle ne s’interposa pas lorsque l’inconnue eut le culot d’entrer dans l’appartement pour appeler Do Il à tout va. La futur trentenaire se regarda soucieusement dans le miroir de l’entrée en poussant lentement la porte afin de la refermer. Certes, elle n’était pas maquillée et pas si bien réveillée mais delà à croire mère d’un jeune homme d’une vingtaine d’années…
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MessageSujet: Re: nothing would be the same if you did not exist ft. do il    Sam 29 Sep - 22:24

Contrairement à ce que beaucoup pouvaient penser, Han Do Il n’était pas un grand séducteur. Son sourire goguenard de grand enfant attendrissant lui avait bien valu quelques succès, mais force était de constater que, la plupart du temps, le jeune homme s’attirait plus souvent les foudres de ses pairs qu’il ne faisait chavirer les cœurs. C’étaient sans doute son sans-gêne à toute épreuve et ses remarques irrévérencieuses qui le rendaient si antipathique aux yeux du commun des mortels. Conseiller à une femme de perdre du poids parce que son embonpoint entrave la bonne circulation sur les trottoirs ou bien avouer à un collègue qu’il ne serait sans doute pas cocu s’il mangeait moins d’ail n’était guère le genre d’attitudes qui vous aidaient à vous faire des amis. Enfin, bref… Le fait était qu’avec sa langue bien pendue et ses cheveux en bataille, Do Il ne faisait que très rarement bonne impression. Or, ce jour-là, s’il ne voulait pas perdre son emploi, le jeune homme avait intérêt à paraître être quelqu’un de bien : la responsable du magazine pour lequel il travaillait l’avait en effet pour l’heure du déjeuner, et à en juger par le ton de sa voix, ce n’était pas réellement dans l’intention de le féliciter ou d’augmenter sa paie. Quelques jours auparavant, une starlette aux yeux refaits avait attaqué le journal en justice. Ah, ces célébrités... il suffisait de crocheter les serrures de leur domicile et de voler leurs journaux intimes pour que déjà, elles crient à la violation de la privée. Quelles pauvres petites natures. Do Il avait bien tenté d’expliquer qu’il agissait pour le bien de tous et pour la défense du droit des populations à l’information. Personne n’avait voulu l’écouter. L’air narquois et moqueur qu’il avait en tenant ces propos avait peut-être contribué à le dé-crédibiliser, mais là n’était pas question. L’heure était grave, et il était trop tard pour revenir sur le pourquoi du comment. La direction songeait déjà à virer le jeune homme qui leur avait certes apporté bien des scoops, mais aussi beaucoup de problèmes. La rumeur courait même que la veille, on avait imprimé les papiers relatifs à son licenciement. Il ne lui restait donc plus que quelques heures pour convaincre. C’est pourquoi, ce matin-là, il s’était fait violence et s’était levé inhabituellement tôt. Il avait ensuite pris une douche froide, s’était rasé de près, avait troqué le jeans déchiré qu’il portait en temps normal contre un pantalon bien repassé. Et après de longues recherches infructueuses dans le véritable champ de bataille qu’était sa chambre, il se décida même à lancer une machine à laver afin d’avoir au moins une chemise propre et blanche à se mettre sur le dos. Mais bien entendu, avec un jeune homme qui ne s’était jamais servi d’un appareil ménager, les choses ne pouvaient que mal tourner.

« Bordel. J’y crois pas… C’est quoi cette débandade, ce foutoir… cette CHIENLIT ? »

Les jurons n’étaient certainement pas ce qui donnerait à Do Il l’air charmant, mais sur le moment, ce dernier s’en contrefichait. Il était alors bien trop occupé à regarder d’un air horrifié chaque vêtement que sa main extrayait du tambour de la machine. Bouche-bée et les yeux écarquillés, le journaliste tenta d’abord positiver : au moins, l’expérience n’avait pas entièrement échoué. Les tâches qui maculaient les étoffes qu’il avait voulu laver avaient toutes disparu. Et la lessive était même parvenue à éliminer les odeurs qui auparavant s’en dégageaient et qui avaient aussi dû tuer quelques mouches. En fin de compte, sur le plan de l’hygiène et de la propreté, il s’agissait d’une grande réussite. Mais au niveau des couleurs… eh bien, les résultats étaient plus mitigés et laissaient Do Il sidéré. Pourquoi – oh oui, pourquoi, ses chemises plus ou moins blanches avaient-elle viré au rose pâle ? Le jeune homme n’eut pas à s’interroger bien longtemps, car bientôt, ses doigts se refermèrent sur l’auteur de ce terrible coup de couteau porté à sa virilité : un soutien-gorge écarlate et dégoulinant encore d’eau. La pièce de lingerie ne lui appartenait évidemment ; il avait certes ses bizarreries, mais n’était pas de ce bord-là. Non… Quelqu’un avait dû l’oublier-là. Ce devait une être une femme – une femme qui vivait ici, une femme étourdie et bordélique. Une femme qui devait se prénommait…

« WANG EUN AE-SSHIIII ! »

Le sous-vêtement une main, sa chemise rosâtre dans l’autre, Do Il se leva d’un bond. La porte de la buanderie claqua derrière lui, alors que ses pas lourds et précipités résonnaient dans tous les couloirs de l’appartement. Sa colère montant à chaque mètre qu’il parcourait, il dépassa la cuisine sans que les effluves de bacon et d’œufs brouillés arrivent à l’apaiser. Il était rare de voir le jeune homme ainsi perdre son flegme, surtout au sujet d’une aussi dérisoire broutille. Do Il n’était pas le genre d’homme à se soucier de son apparence ; le matin, il attrapait le premier pull qui passait, et il était fin prêt pour la journée. Mais cette fois-là, la perspective de devoir se perdre en courbettes devant ses supérieurs l’agaçait déjà assez. Ce boulot ne lui plaisait même pas ; aussi le fait d’avoir à se battre pour le garder mettait ses nerfs à rude épreuve. Il prenait donc le premier prétexte pour s’énerver. Et plus il criait, plus il se prenait au jeu.

« Wang Eun Ae-sshi, je pensais que nous nous étions mis d’accord pour faire chacun à nos affaires. J’ai accepté de ne plus laisser traîner mes canettes de bière, tandis que vous vous deviez faire attention à vos… »
« Oppa ! »

Tomber nez à nez avec cette blondinette qu’il ne reconnaissait ni d’Eve, ni d’Adam le coupa net dans son élan. Tandis que la demoiselle le zieutait, abasourdie, il demeura figé quelques secondes au moins, ouvrant la bouche puis la refermant comme un poisson hors de l’eau. Son regard éberlué alla de l’inconnue dont les yeux se remplissaient inexplicablement de larmes à sa colocataire qui était demeuré devant le pallier, puis revint sur celle qui se tenait devant lui. S’il n’avait pas été tant occupé à chercher à comprendre la situation, le jeune homme aurait presque pu trouver cela comique. Cette fille qui se mettait à sangloter et lui qui était là, l’air coi et perdu, un soutien-gorge pendant à son poing… il ne manquait plus que les rires préenregistrés, et on se serait dans une sitcom de mauvais goût. Malheureusement pour elle et pour lui, sa vis-à-vis ne semblait pas trouver de quoi s’esclaffer.

« Je voulais pas y croire. Quand Eun Mi m’a dit, je voulais pas y croire. Elle a dit qu’elle t’avait vu en ville. Mais c’était pas possible ; tu m’avais dit que tu seras absent tout le mois parce que tu devais partir en Nouvelle-Zélande pour faire un reportage sur les pandas et les rhinocéros, pour aider Greenpeace à défendre sa cause en réalisant un documentaire-choc. C’est ce que tu m’as dit, hein ?! »
« Euh… Sans doute… »
« Alors moi, je lui ai dit à Eun Mi. ‘Non, tu te trompes. Mon oppa, il est pas là. Il sauve des pandas.’ Mais elle insistait, elle insistait. Alors j’ai pensé que j’allais vérifier pour lui prouver qu’elle avait tort. Mais oppa, t’es là ! Ca veut dire quoi ça, hein ? Ca veut dire que tu m’as MENTI ! »
« Je suppose que, si on suit ton raisonnement, cela semble être conclusion assez logique… »

Tandis qu’elle alignait les inepties et les phrases décousues, la jeune femme ne remarquait pas toute l’ironie qui sous-tendait les réponses laconique que Do Il lui fournissait. Elle parlait, elle parlait encore et encore… si bien que le journaliste cessa très vite d’écouter. Ses pensées se tournèrent vers de plus hauts objets. Dans un premier temps, il se demanda bien où il avait pu ramasser une telle écervelée. C’était là un autre inconvénient à être un parfait enfoiré : pour draguer, il fallait se contenter de celles qui avaient autant de neurones que des légumes lobotomisés. Combien d’imbéciles avait-il ainsi embobiné ? Do Il ne les comptait plus et très franchement, il s’en foutait. Au final, tout ce qui lui importait pour l’instant était les moyens qu’il lui faudrait employer pour se débarrasser. Car même s’il aurait adoré rester là à parler de toute la faune d’Océanie qu’il était prétendument censé sauver, il avait vraiment d’autres chats à fouetter. Son regard sonda donc les alentours à la recherche de quelque chose qui pourrait l’aider. Il ne trouva que quelqu’un.

« Jagiyaaa~ Regarde ce que j’ai lavé pour toi ! »

Do Il ignorait ce qui sonnait le plus faux dans tout ce tableau : le ton mielleux qu’il venait d’utiliser, l’air énamouré dont il s’était paré, le bras qu’il avait tendrement passé autour des épaules d’une Eun Ae désorientée… Il ne savait, mais c’était là la seule idée qu’il avait trouvé. Et comme pour le seconder dans ses projets, le petit Min Hyuk, fils de sa colocataire, débarqua dans l’entrée avec un tonitruant « Ommaaaaa ». Brave gosse. Do Il l’avait toujours apprécié. Il dut cependant réprimer un sourire satisfait pour afficher une moue contrite et peinée. Et ce ne fut qu’après avoir observé un silence apparemment gêné que le jeune homme prit la parole et s’adressa à la petite blondinette.

« Oui, les pandas, les rhinocéros, la Nouvelle-Zélande, Greenpeace… C’est vrai, tu as raison, j’y ai pensé. A l’époque, ma petite famille traversait une période difficile. J’ai fui mes responsabilités, j’ai fait des bêtises. Je t’ai rencontrée… J’aurais pu t’aimer. Mais tu sais bien que tout le monde a passé, et qu’il faut l’assumer. Je suis rentré dans le rang, j’ai essayé de me rachetais. J’espère que tu pourras me pardonner comme mon épouse l’a fait Hein, Yeobo que tu m’as pardonné ? »

En se tournant vers Eun Ae pour corroborer son histoire à dormir debout, peut-être qu’il exagérait… Mais enfin, à cause d’elle, il n’avait plus que des chemises à porter…

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MessageSujet: Re: nothing would be the same if you did not exist ft. do il    Dim 7 Oct - 0:27

Pourtant, cette journée avait si bien commencé. Certes, le réveil de son fils n’avait pas été si doux mais, étrangement , il n’en restait pas moins désagréable. Être mère. C’est beau. Toutes femmes y pensent au moins une fois dans sa vie. Certaines ne souhaiteraient pas l’être avant d’être stable professionnellement autant qu’affectueusement, d’autres seraient impatientes et ne penseraient pas matériels ; elle veulent pouponner, distribuer leur amours à leurs bambins si mignons, un point c’est tout. Si Eun Ae avait eu le choix, elle n’aurait souhaité avoir un enfant avant … avant des années. En effet, elle n’avait déjà pas les qualités requises selon elle. Elle n’aimait pas le terme d’accident car, avec les années, l’amour était entré en jeu et si elle devait refaire un choix, ce serait le même. Garder cet enfant. Cependant, dans la société, le fait d’avoir un enfant vous donne un autre statut. Celui d’avoir des responsabilités parentale, d’avoir l’expérience, elle le savait. Néanmoins, elle ne savait pas que cela se lisait sur son visage. Paraissait-elle tellement chiffrer autant d’années sur son visage ? Sa parcelle de son visage examinait à travers la glace de l’entrée. Trente ans s’affichait déjà en caractère gras sur son front, elle ressentait le poids des années. Cette demoiselle l’avait achevé en si peu de temps. En arrière plan, cette dernière retrouva Do Il. Enfin, il vint à elle. Ses yeux quittant de son reflet, elle fusilla avec son colocataire qui rentrait en scène.

De toute façon, tout était de sa faute -oui, même la fonte des glaciers au Groenland, c‘était lui. Elle était persuadée qu’il le faisait exprès. Surement, cette fille était une comédienne et il l’avait embauché pour la complexer de ci-bon matin. Oui, elle divaguait. Pourtant, elle en pensait capable et si il venait à lui avouer, elle n’en serait pas étonnée. Son visage le moins aimable pour observer la scène, Eun Ae ne savait plus trop où aller. Dans la cuisine, elle ferait en sorte de n’être plus là son fils et elle. Elle croisa ses bras et elle finit par s’étonner des paroles dites par la jeunette. Comment pouvait-elle être si crédule ? Puis, quel culot ! Il osait donner l’adresse de son appartement à toutes ces pimbêches ! Pourtant, sur la boîte aux lettres, c’était son nom et prénom. Sur le bouton de la sonnette aussi, et sur les papiers du loyer, c’était aussi le sien. Bref, c’était son antre, pas le sien ! Comme c’était un de ses sous-vêtements dans sa main.. Interloquée de le voir en sa possession, ses yeux s’écarquillèrent. Sa main se leva pour pointer l’habit du doigt. Cependant, prise de court, elle se stoppa nette de toute intervention en le voyant arrivé vers elle et l’appeler ainsi. C’était un gag.. Elle observa les alentours à la recherche d’une caméras et vint à ne fixer que lui en espérant le voir rigoler en lui annonçant ; mais non, c’est une blague ! D’un coté, c’était toujours mieux qu’être prise pour sa mère. Tiens en parlant de mère, son fils vint compléter cette mascarade en venant s’accrocher à elle.

Rhinocéros. Pandas. Nouvelle-Zélande. Greenpeace. Famille. Épouse et j’en passe et des meilleurs, Eun Ae resta hésitante en dévisageant Do Il suite à sa question. Qu’avait-elle fait au bon Dieu pour mériter cela ? Elle s’était trompée en mettant une bouteille plastique dans la poubelle pour les verres ? Elle n’avait pas assez aidé les grands-mères à traverser sur le passage pour piétons ? Ou alors, c’était simplement l’erreur d’avoir mis un sous-vêtement de couleur avec les vêtements blancs de monsieur ? En effet, elle remarqua sa chemise dans l’autre main. Seulement, il y avait Min Hyuk près d’elle et donc, jouer les amourachées se montrait bien plus délicat. Pis, c’était son problème cette fille comme c’était son problème d’être son appartement et donc, d’avoir en échange une chemise rose. C’était une genre de compensation pour elle. « Oppaaa ! Ce n’est pas possible. Tu n’es pas marié.. Elle pourrait être ta … Enfin, c’est une blague, n’est-ce pas ? » Si elle ne paraissait pas si innocente à débiter ses mots, Eun Ae lui aurait surement sauté dessus pour lui montrer de quoi elle était encore capable, la vieille. Parce que, oui, c’est ainsi qu’elle le prenait. Elle pourrait être quoi ? Sa mère, Eun Ae ? Elle regarda Do Il et sa dernière gaffe affective à tour de rôle. Puis, son bras passa derrière le dos de Do Il et sa main vint se poser sur sa taille du jeune homme. « Ah ... Ah oui honey. Nous faisons tous des erreurs.. Enfin, mes écarts n’étaient pas aussi effarants que lui.. Mais j’ai su lui pardonner. » Car, si toutes ses conquêtes rimaient à être comme cette fille à croire tout et n'importe quoi ; de un, ce n'était pas difficile pour d'en ajouter à son tableau de chasse et de deux, elle se sentait presque surpassée dans le rôle j'en-ai-eu-des-cas-dans-ma-vie. Bref, elle rigola doucement. Un sourire comme prémices d’un mauvais quart d’heure qui allait suivre à l’encontre de Do Il. Avec sa main posée derrière le dos, elle lui pinça discrètement la peau comme un avant-gout. Puis, elle fixa de nouveau la jeune femme ; alors, toujours aussi has-been, la vielle ? ( oui, fallait bien qu'elle tire une victoire quelque part dans ce tableau. )

« Honey ? ..Omma, non. Mais c’est Do … » Oui, Do Il, le crétin qui me sert de colocataire clandestin, je sais. De suite, son autre main qui se trouvait sur l’épaule de Min Hyuk vint doucement masquer sa bouche pour le faire taire. Eun Ae n’avait pas trop envie qu'il vienne d’autant plus envenimer les choses. Plus vite ils seront débarrassés, plus rapidement elle pourra régler ses comptes. « … Darling, mon ange. Oui aussi mais darling, pas dorling. » Elle rigola faussement. En espérant que ce soit crédible. D’un coté, la demoiselle avait cru en histoire de rhinocéros à Tataouine alors, elle allait bien gober son explication, non ? Ce n’était pas comme si elle était au courant que Min Hyuk était bilingue pour avoir grandi dans des pays anglo-saxons..
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