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 shadow of the day ☼ ft. Lynn

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MessageSujet: shadow of the day ☼ ft. Lynn   Dim 16 Sep - 0:23

La nouvelle était tombée comme une bombe. Elle avait été si inattendue, si surprenante que Kwang Sun en était resté coi quelques secondes, les yeux ronds sur la page de journal étendue devant ses yeux. Il restait là sans rien dire, trop choqué pour parler. Si il n'aurait jamais imaginé une chose pareille ? C'était le moins que l'on puisse dire. Surtout pas elle. Avec un gars comme lui, issue d'un milieu si différent. C'était quoi ce délire ? Il n'y avait absolument aucune explication rationnelle qui lui venait à l'esprit. Absolument aucune raison qui lui permette de s'expliquer un tel évènement. C'était juste impossible, en fait. C'était sans doute une erreur. Voilà, ça ne pouvait être que cela : une simple erreur. Ils s'étaient trompés de fille, c'était une paparazzade ou un truc du genre. Elle pouvait pas l'avoir fait sans lui avoir dit. Ca ne lui ressemblait pas, il en était certain. Enfin... Non, peut être que non, en fait. Peut-être qu'elle lui avait tout simplement cacher. Pour on ne sait quelle raison, en fait, allez savoir.

La rumeur semblait être confirmée lorsque le personnel de sa majesté son patron s'était vu papoter dans son dos tout en lâchant quelques pouffements indiscrets. Il avait écouté discrètement -de toute façon, ce ne serait pas son boss qui allait le rappeler à l'ordre puisque c'était plus le contraire qui se produisait à chaque fois. Le fait qu'un des princes puisse se fiancer à une roturière créaient apparemment bien des émois. En ce qui concernait Kwang Sun, cette nouvelle lui donnait plus envie de frapper quelqu'un qu'autre chose. Ou alors de crier vraiment, vraiment très fort tout en faisant preuve, comme d'habitude, de son tact légendaire.

Il passa le reste de la journée à répliquer le plus froidement possible à n'importe qui, à être aussi sec que désagréable, aussi pressé que glaciale. Il n'avait envie que d'une chose : que la journée se termine. Il se retint d'envoyer entre deux rendez vous, un texto à la jeune femme qu'il considérait comme sa meilleure amie. Mais il ne voulait pas de ça, qu'elle ait le temps de se préparer ou autre. Il voulait que ça soit sur le vif, aussi sec. S'il se sentait trahie ? Totalement. Il vivait ensemble, oui ou non ? Merde à la fin. S'il n'avait même plus le droit de connaître le fiancé de sa meilleure amie.

Lorsque la journée se termina enfin, les nerfs de Kwang Sun n'avait jamais été aussi à vifs. Plus le temps était passé, plus sa rancoeur s'était accentuée. Plus sa rancoeur s'était accentuée, plus Lynn était devenue la fille à abattre. ...Non ce n'était absolument pas exagéré. Il avait une forte envie de la voir s'expliquer, de lui crier dessus à son aise. Non, finalement qu'elle se taise simplement.

Lorsqu'il passa la porte de son appartement après avoir garé sa voiture en travers de deux places de parking, il ouvrit sa porte en la faisant cogner contre le mur. Aucune importance s'il abîmait quelque chose. Là tout de suite, sa seule préoccupation c'était de trouver la brunette pour lui faire comprendre à quelle point sa voix était grave.

« Jeon Lynn ! C'est quoi ce bordel ?! »
Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: shadow of the day ☼ ft. Lynn   Dim 16 Sep - 15:50

Qu’est-ce que t’es conne, Lynn. Elle marchait parmi la foule d’étudiants dans l’une des rues les plus fréquentées de Séoul. Elle supposait que tous ces gens étaient des étudiants, en inspectant leur allure, leur charisme, leur façon d’être et de parler entre eux. Ils étaient au moins une dizaine de groupes réunis en train de papoter sans gêner personne tandis qu’elle tentait de se frayer un chemin jusqu’à la ruelle de la boîte de striptease où elle travaillait auparavant. Un soupir s’échappait d’entre ses lèvres. Elle déplaçait quelques mèches de cheveux qui brouillaient sa vue, et elle s’engouffrait par la porte de derrière, dans cet établissement sombre et macabre. Un rictus se dessinait sur ses lèvres quand elle apercevait le visage de quelques clients habituels et se dirigeait déjà vers le bureau du gérant. Elle était censée démissionner. C’était ce que l’autre poulpe lui avait demandé de faire, du moins. Elle était censé obéir au doigt et à l’œil comme une vraie petite fiancée. Comme si elle voulait lui obéir à ce gamin. Lee Ji Hwan avait croisé son chemin plusieurs jours auparavant, et ils s’étaient malencontreusement retrouvés dans une situation embarrassante et sans retour : « La nouvelle fiancée de Lee Ji Hwan ? » annonçaient les journaux, sans que l’on puisse détourner l’affaire. Il l’avait appelé en la traitant de Barbie. Et puis, il commençait son speech sur sa popularité, sur l’enfer que ce serait pour lui d’expliquer le pourquoi du comment qu’il était avec une strip-teaseuse cette nuit-là. Comme si elle avait besoin de cela ; de devenir la fiancée d’un grotesque personnage comme lui. De ce qu’elle avait entre-aperçu, il n’était pas le genre à se laisser berner par les jeunes femmes – surtout par les filles comme elle. C’en était détestable pour elle, bien sûr, mais dans un sens, Lynn avait enfin trouvée chaussure à son pied. C’était comme un défi à relever, de briser la carapace de ce bon à rien et de lui ouvrir son cœur de pierre. Ça pour un cœur de pierre, Ji Hwan en avait un. Il la cassait sans arrêt, la traitait comme une vraie prostituée. Il semblait réellement ne pas prendre goût au fait que ce soit elle, l’élue pour jouer au parfait petit couple avec la jeune femme.

« Je démissionne. »
« Tu te fous de moi Lynn ? »
« Non. »

Ni une, ni deux, elle sortait déjà du bureau en trombe. Elle n’expliquait pas pourquoi, ni comment elle en était arrivée à cette conclusion, mais elle le faisait. Elle démissionnait du seul travail dans lequel elle a toujours été la meilleure, si on peut dire. Lynn a toujours été dans le striptease. C’était la seule chose qu’elle pouvait se permettre. Cancre à l’école. Absente à l’école. Elle n’a pas réellement pu acquérir les compétences qu’une jeune femme de son âge devrait avoir. Lynn fait beaucoup de fautes. Elle a trop de lacunes dans certaines matières. Elle ne connait pas bien sa géographie et l’histoire de son pays, par exemple. Lynn est une pauvre enfant abandonné par ses parents aristocrates qui, trop endettés, ont fui leurs terres d’origines. Comme si ce n’était pas assez pour elle de devoir vivre chez des gens qui ne sont ni de sa famille, ni ses parents. Il fallait en plus qu’elle fuit les huissiers de ses vrais parents, sans pouvoir leur expliquer qu’elle n’a ni l’argent qu’ils veulent, ni la relation qu’ils croient qu’elle a avec les Jeon « disparus ». Entre les dettes, le boulot de stripteaseuse et les fiançailles dont elle n’était même pas au courant, on peut dire que la vie de la jeune femme fut bien rempli jusqu’à aujourd’hui.

« Nouveau message de Choi Kwang Sun. »

Elle ne jetait même pas un regard sur son portable. Lynn voulait juste rentrer, se faire un chocolat chaud et s’enfouir au fond de son lit ou de celui de Kwang Sun, profitant un peu du silence. Dans les ruelles, elle entendait des gens chuchoter entre eux. Elle s’imaginait déjà qu’ils la voyaient sur l’écran de télévision ou en photo dans le journal quotidien des Séoulites et qu’ils se demandaient si elle était bien la jeune femme dont tout le monde parlait. Lynn ne voulait même pas faire allusion à cela et traçait sans regarder face à elle. Elle préfererait mourir plutôt que de se faire interpeller par une groupie du prince Ji Hwan et ainsi manquer de se faire agresser. Les jeunes femmes sont si imprévisibles de nos jours… Quand elle voit ce qui arrive quand on approche trop une idole, elle n’imagine pas l’émeute en ce qui concerne les magnifiques princes de la famille royale de Séoul.

Tu parles. Ils sont mêmes pas aussi chic que ça. Il a juste la grosse tête ce gamin.

Elle arrivait au niveau de l’immeuble où elle vivait avec Kwang Sun. Elle se demandait comment elle allait lui en parler, à lui. Il ne le prendrait surement pas très bien ; m’enfin, Lynn était-elle seulement au courant que ce genre pouvait arriver même en dehors d’un drama grotesque qui passe à la télévision ? Elle soupirait. Son regard se baissait sur les marches des escaliers. Elle franchissait le seuil de l’appartement et s’effondrait sur le canapé, dans le noir complet. Elle était bien trop lessivée et frustrée par tout ça, pour allumer la lumière, pour se déchausser, pour crier, aussi.

« Jeon Lynn ! C’est quoi ce bordel ? »

Elle avait fermé les yeux quelques instants. Elle semblait s’être endormie. Quand la voix de son meilleur ami surgit de nulle part, Lynn sursauta et se leva d’un bond dans le salon illuminé. Elle se retrouvait face à Kwang Sun. Hystérique. Lynn déglutissait difficilement. Il savait. Elle le voyait à son regard, à sa mâchoire crispée. Lynn détestait le voir dans cet état. A vrai dire, elle détestait se savoir la fiancée de quelqu’un qu’elle ne connaissait même pas, d’ailleurs. Elle baissait son regard quand elle croisait celui de Kwang Sun.

« Sunnie… Je… Je savais pas… Je… »

Elle voulait pleurer mais les larmes ne venaient pas.
Elle le voyait s’impatienter mais les mots ne venaient pas.

Lynn s’approchait juste de lui à part furtif. Elle s’était emparée d’une de ses mains tant bien que de mal. Elle s’était mis sur la pointe des pieds pour poser sa tête sur son épaule. Elle essayait de le calmer d’une étreinte maladroite et grimaçait quand il semblait vouloir la repousser. Les larmes lui manquaient. Les mots lui manquaient. Elle semblait impassible mais dans son cœur, tout bouillonnait, tout était mélangé. Elle était décontenancée. Elle voulait presque croire que c’était un cauchemar.

« C’p-pas ce que tu crois, Oppa. C’e-e-est une erreur. I-Il… »
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MessageSujet: Re: shadow of the day ☼ ft. Lynn   Dim 16 Sep - 19:27

Elle apparut dans son champ de vision et sa simple vue le fit grincer des dents. Regardez-là, avec sa mine de gamine effrayée. Comme s'il était d'humeur. Comme s'il avait envie de la voir comme ça, semblant aussi apeuré que lui, fragile petite chose qu'elle était en vérité. Comme si ses yeux humides le calmeraient, comme si ses mots timides le convaincraient. Serrant ses poings, Kwang Sun retint tout geste brusque. Il ne parvenait même plus à respirer correctement. Il ne parvenait même plus à penser correctement. Il ne savait même pas ce qui le rendait si ivre de colère. Le fait qu'elle soit là, encore là. Le fait qu'elle lui ait menti. Ou le fait qu'elle ne pourrait plus le faire.

« Sunnie… Je… Je savais pas… Je… »

Bien sûr. C'est ça. Prends le pour un imbécile. Elle ne savait pas qu'elle était fiancée. Elle ne savait pas qu'elle épouserait l'un des princes de la monarchie. Elle ne savait absolument pas qu'elle deviendrait princesse ou un truc du genre, on s'en foutait. Elle n'était absolument pas au courant qu'elle quitterait cet appartement et encore moins qu'elle le quitterait lui. Mais ça, peu importait apparement.

« C’p-pas ce que tu crois, Oppa. C’e-e-est une erreur. I-Il… »

« Arrête. Arrête ça. »

Son poing dans sa petite main minuscule restait aussi serré. Il resta interdit pendant quelques secondes jusqu'à repousser la repousser complètement, instinctivement. Elle n'avait pas le droit de lui faire ça, maintenant. Il ne méritait pas cette situation, pas comme ça, ni jamais. Il n'avait jamais été aussi énervé, en fait, aussi contrarié par quelque chose qui, normalement, n'aurait pas du le toucher. C'était sa meilleure amie. Elle avait le droit de fréquenter qui elle voulait, non ? Elle avait le droit de se marier avec le premier gars qui passait, non ? Elle avait le droit vivre sa vie. Sans lui. Il n'avait absolument pas à s'en mêler, c'était même ridicule d'y penser comme ça. Il était complètement ridicule. Mais il s'en foutait extraordinairement. Il ne savait pas pourquoi, ni comment c'était arrivé mais il ne cautionnait absolument pas ça. Elle et lui. Non, attendez ; c'était ça qui était absolument absurde. Pas le fait qu'il puisse être jaloux, absolument pas. C'était juste ce mariage, absolument ridicule.
Se reculant afin d'éviter toutes sortes de contact physique avec elle, il planta ses yeux, glaciales, dans les siens.

« Tu te fous, c'est ça ? Attends, je vois même pas pourquoi je pose la question. Laisse tomber. Je suis qu'un abruti, en fait. T'es d'accord ? Tu dois trouver ça drôle, non ? »

Il se foutait complètement du fait que ce qu'elle dise soit vrai ou non. Il n'en avait absolument rien à faire en fait. Il n'avait envie que d'être méprisant et injuste. Renvoyer toute sa colère sur elle même si elle ne le méritait peut être pas. Peu importait. C'est dans ces moments-là que sa face d'immonde enfant gâté ressortait. C'est à ce moment qu'on a envie de le gifler, ou qu'il arrête tout simplement. Qu'il vous prenne dans ses bras ou qu'il aille brûler en enfer. C'est dans ces cas-là qu'il se foutait absolument de tout et de la personne devant elle en premier. Même si elle était la cause de sa rancoeur. Même s'il avait envie qu'elle prenne dans ses bras pour le rassurer et lui dire que tout ça, c'était des conneries. Que ça n'arriverait jamais et que son petit monde ne changerait pas de si tôt. Qu'il pouvait dormir sur ses deux oreilles : personne ne l'abandonnerait jamais.

« Alors, tu pars quand ? T'as déjà fait tes valises, non ? Et les enfants, tu les prévois pour quand, Votre Altesse ? »

Complètement puérile, il le savait.
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MessageSujet: Re: shadow of the day ☼ ft. Lynn   Dim 16 Sep - 20:49

Elle aurait dû s’en douter. Elle a bien été conne de croire que ce serait si facile de berner son meilleur ami. Sous son regard froid et ses paroles cinglantes, elle tremblote comme une fillette et tente de trouver son regard protecteur dont elle a été couverte pendant tout ce temps. Pourtant, il n’est point-là. Le Kwang Sun qu’elle redoutait se dresse face à elle, et elle ne peut rien faire pour se protéger de ses attaques. Elle l’a bien cherché, il faut dire. Elle aurait du l’appeler dès que c’est arrivé. Elle aurait dû l’appeler à l’aide au lieu d’essayer d’attirer l’attention de ce prince puéril auquel elle était finalement fiancée. Qu’est-ce qu’elle peut être idiote. Point de jugeote. Point d’intelligence. Lynn ne réfléchit pas à ses actes et s’engouffre tête baissée dans tous ces problèmes qu’elle s’est accumulée. Un frisson traverse son échine quand il devient un peu plus froid et distant, quand ses paroles traversent le fond de son cœur et la blesse, l’écorche. Il ne sait sans doute pas à quel point il lui fait mal à cet instant, mais elle imagine très bien que c’est une vengeance en tout point de vue pour ne pas l’avoir prévenu de ses fiançailles surprises. Elle esquisse un pas sur le côté et s’affale à nouveau sur le canapé. Si ils doivent parler, autant le faire en bon terme et dans le plus grand calme possible. C’est du moins ce qu’elle pense. Ce qu’elle voudrait. Ce qu’elle espère au fond… Tout au fond… Seulement, Lynn connait très bien Kwang Sun. Il est colérique et ne retient pas ses mots quand quelque chose ne tourne pas rond. Il s’énerve facilement. Il gueule beaucoup. Et quand tout est passé, il redevient doux et attentionné. C’est ce qu’il a toujours été avec elle du moins. Pourquoi a-t-elle peur alors ? Peur de le perdre ou peur de sa colère ? Les deux, sans aucun doute. Kwang Sun a toujours été là pour elle au jour d’aujourd’hui. Quand les huissiers la recherchaient pour les dettes de ses aristos de parents, il l’a logé, nourris, blanchi, sans broncher. Kwang Sun a toujours été patient et gentil. Trop gentil ? Peut-être bien. Pourquoi t’as crue qu’il trouverait ça louche ? Pourquoi t’as crue pendant un instant qu’il gueulerait pas et demanderait sagement des explications, Lynn ? T’es trop conne. T’aurais du t’y préparer. Regarde toi. Justement. Elle ne peut se regarder en face. Elle a trop peur de voir son reflet dans un miroir, ou même, à cet instant, dans le regard vitreux et sans expression de son meilleur ami. C’est effrayant pour elle, de s’imaginer qu’elle est finalement engagé avec un garçon dont elle ne veut ni des enfants, ni même de l’amour. Elle s’en tape complètement de ce gars-là. Quand ils le pourront, ils divorceront. Quand elle le pourra, elle se barrera. Son futur est à présent révolu. C’est une issue de secours sans embouche. Lynn est coincé entre fuir et rester, entre nier ou approuver, entre… Ji Hwan… Et… Kwang Sun.

« O-oppa… Ecoute moi… Je… C’est réellement une erreur… Je ne savais pas… Je ne suis pas avec ce garçon, crois-moi. J-Je… En fait, c’est t-toi que… »

Yah ! Qu’est-ce que tu racontes, Lynn ? T’as un grain ? C’est toi qui quoi ? C’est lui qu’elle aime. Ou du moins, c’est lui qui fait battre son cœur à tout rompe, là, tout de suite, parce qu’elle est effrayé, à la fois par son regard, ses mots et ses gestes, que par le fait qu’elle puisse le perdre ce soir, maintenant. Elle inspire profondément une bouffée d’air et relève son regard vers lui. Elle n’y est pour rien. C’est ce poulpe qui a tout décidé. Elle l’entend encore dire le « contrat » qui les relie pour les six mois à venir, lorsqu’ils seront fiancés, mariés, prince et princesse. Princesse… Ca sonne tellement faux avec son visage, sa carrure, sa façon de bouger, parlé, penser. Lynn n’est point une princesse. C’est une fille avec trop de problèmes pour être une princesse. Elle doit déjà se débarrasser des dettes de ses parents. Elle vient déjà de démissionner de son job. Elle ne veut pas en plus perdre son meilleur ami, et, devenir une princesse. Si elle doit emménager là-bas, elle devra apprendre leurs façons de vivre, leurs coutumes, leurs histoires. Ils referont toute son éducation. Lynn refuse. Elle est très bien comme elle est. Elle ne veut point changer. Elle veut rester Jeon Lynn… Elle veut rester avec Kwang Sun…

« Arrête de plaisanter sur ces conneries. Je savais pas, Oppa. Il s’est pointé en face de moi. On a décrété que j’étais sa copine et il a affirmé les dires des journalistes. J’étais pas au courant. Je le connais même pas. Je savais même pas qu’il était l’un des princes de la famille royale. Cr-crois-moi s’il te plait… Je… Je ne supporte déjà pas assez… Je… Qu’est-ce que je vais faire si je vais là–bas, Oppa ? Je vais moisir autour des livres qu’on me fera avaler pour le mariage traditionnel ? Oppa, je refuse. Je veux pas de ça. Je te veux toi. Je veux pas de ce poulpe puant. Oppa… »

Elle se relève doucement et tente de l’approcher. Elle se fiche bien qu’il lui fasse mal, qu’il la repousse, la frappe, lui crie dessus, lui crache dessus. Il peut autant qu’il veut, elle persévéra toujours. Lynn est toujours déterminée. Lynn est incapable de se laisser perdre. Elle hoche la tête négativement, chassant ses pleurs, chassant ses larmes. Mais elles coulent déjà à flot sur ses joues. Lynn qui d’habitude est une forte tête s’ouvre telle une huitre, découvrant ses faiblesses et sa fragilité. Elle attrape le bras de Kwang Sun. Elle le tire vers lui, encore et encore. C’est lui qu’elle veut. Elle l’a dit.
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MessageSujet: Re: shadow of the day ☼ ft. Lynn   Lun 17 Sep - 19:37

Pourquoi semble-t-elle aussi triste que lui ? Pourquoi semble-t-elle si désespérée ? C'est ridicule. Elle ne devrait pas. Elle n'avait pas le droit. D'être comme ça, si fragile. C'est elle qui l'avait trahie, qui s'était fiancée à ce type. Il n'y avait que cette solution, celle qui l'arrangeait le mieux. Ce n'était pas lui le méchant, le mauvais dans l'histoire. Il n'était que la victime, celui qui subirait les frasques que l'autre. Celui qui l'attendrait le soir alors qu'elle ne reviendrait jamais, qu'elle serait dans les bras d'un autre. C'est lui qui se retrouverait tout seul, abandonné, comme un con à travailler sans relâche pour combler son absence. Elle n'avait pas le droit d'être triste. Tout était de sa faute. Absolument tout et sans aucune exception.
Alors pourquoi ce visage était si humide ? Pourquoi son sourire n'était plus là ? Pourquoi, si l'on dressait cette scène devant un public, c'est lui qu'on désignerait pour être le vilain, l'abominable méchant froid et mauvais ? C'était tellement injuste.

« O-oppa… Ecoute moi… Je… C’est réellement une erreur… Je ne savais pas… Je ne suis pas avec ce garçon, crois-moi. J-Je… En fait, c’est t-toi que… »

Que disait-elle ? Qu'est-ce qu'elle osait dire ? Relevant son visage d'un centimètre pour analyser son expression, un léger rictus apparut sur les lèvres de Kwang Sun. C'était lui qui quoi ? Qu'elle voulait ? Mais bien sûr. C'était tellement simple de dire une telle chose maintenant alors qu'ils n'avaient absolument plus aucune chance d'être ensemble. Tout était fini, c'était évident. En fait, rien n'avait jamais commencé. Rien ne commencerait jamais. Et c'était sans doute pour ça que son coeur semblait autant saigner, comme s'il avait toujours battu à une allure ahurissante et que, tout à coup, il stagnait. Il ne bougeait à peine. A chaque mouvement, il lui arrache un râle silencieux, un supplice muet. Il lui suffit de voir ce visage pour que la douleur s'intensifie, doucement. Un crescendo, harmonieusement douloureux. Tel, qu'il ne désire qu'en finir rapidement.

«...Je veux pas de ce poulpe puant. Oppa...»

Elle s'était approchée, beaucoup trop. Son bras, il le laissait en sa possession. Il s'en foutait. De toute façon, elle aurait bien réussie à le saisir, têtue comme elle était. Ses mots résonnaient dans sa tête, encore et encore. Sauf qu'il n'y pouvait absolument rien, il n'y pourrait jamais rien. Cette vérité lui apparaissait comme évidente mais il n'arrivait pas à l'associer avec le moment présent. Le fait que Jeon Lynn ne serait jamais sienne et le fait qu'il soit serré contre elle semblaient faire parties de deux mondes parallèles. Ils n'avaient absolument aucuns rapports après tout, est-ce que c'était vraiment Lynn sur cette page de journal ? Ca l'étonnerait bien. C'était sûrement une fille qui lui ressemblait beaucoup après tout. Et puis non. Qu'est ce qu'il disait ? Bien sûr que c'était elle. Bien sûr que c'était lui.
Immobile, sa tête au dessus de la sienne, humant ses cheveux, il remuait doucement la tête. Comme pour la rassurer, comme pour se rassurer. Comme pour montrer son désaccord et son brusque changement d'humeur. Il n'était plus énervé, juste blessé. Il ne voulait plus la tuer, juste arrêter le temps. Il resta un instant, sans rien dire, savourant son contact. Savourant sa main posée sur son bras, son visage dans ses cheveux et sa douce odeur.

« ...C'est idiot, non ? Complètement con, qu'on se retrouve comme ça. Je l'ai bien cherché, nee ? Je suis qu'un imbécile.l »
Sa voix n'était plus cassante. Douce, presque inaudible. Il constatait, simplement.

« Mais t'es aussi bête que moi. De me dire ça maintenant, comme ça. » Un second silence, plus lourd de sens. « Lynn... tu vas partir, c'est ça ? Tu vas me laisser tout seul ? Tu vas m'abandonner ici... j'vais devenir quoi moi, sans toi ? »

Un enfant, un simple gamin. Des mots semblable à des gémissements pour un souhait impossible à réaliser.
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MessageSujet: Re: shadow of the day ☼ ft. Lynn   Lun 17 Sep - 20:20

Elle était frustré qu’il ne la repousse pas. Perdue dans ses pensées, elle se mordait simplement la lèvre se demandant pourquoi elle était aussi attirée par lui plus que pour un autre. Tous ces garçons qu’elle a vu défiler, ils ne lui ont jamais fait cet effet-là. C’était une sensation particulièrement inconnue. Elle en tremblotait légèrement. Elle écoutait silencieusement les paroles de son meilleur ami. Sa main se recroquevilla sur elle-même, serrant davantage le bras de celui-ci. Seulement, Lynn ne s’arrêtait pas là. Elle inspirait profondément une bouffée d’air et enfouissait son visage dans le cou de Kwang Sun, se collant littéralement à lui. Ce n’était pas ce poulpe dont elle ne connaissait l’identité que depuis quelques semaines qui le priverait de l’amour dont elle a toujours été nourrie. Lynn qui n’a jamais eu de relation fixe s’est toujours vue aux côtés de Kwang Sun sans pour autant que ses sentiments pouvaient grandir. Ont-ils grandis ? c’est la question que l’on peut se poser. C’est la question qu’elle se pose, elle aussi. Quand elle se voit dans un miroir, elle frissonne. Elle imagine des centaines d’hommes à ses côtés, mais il n’y a que Kwang Sun qui lui apparait clairement. Pourquoi si soudainement il fallait que cela change ? leur amitié si profonde. Leurs câlins. Leurs fous rires. Tout cela allait disparaitre, avec ces fiancailles ou non. Car si cela n’était pas arriver, que serait-il advenu de leurs cœurs ? Celui de Lynn aurait pourri. Il se serait noirci, tel une pierre. Il aurait été inaccessible pour quiconque qui voudrait l’approcher et l’aimer en retour. Lynn n’est pas une fille que l’on peut approcher aussi facilement. C’est aussi pour cette raison qu’elle s’en veut d’être tombé dans les filets d’un prince. Cela n’avait ni queue ni tête. C’était impossible au vu de son caractère, et pourtant… Pourtant, il a fallu qu’elle se réveille dans le même lit que lui pour que tout son environnement se retrouve chambouler. Serrant la taille de son meilleur ami du mieux qu’elle le pouvait, enfouissant de plus en plus son visage dans son cou pour humer l’odeur de son eau de cologne et oublier la puanteur de ce poulpe, elle ferme les yeux. Elle imagine que tout cela n’est qu’un rêve – voir plutôt un cauchemar. Mais il s’agit de la réalité. Cauchemar éveillé. Lynn se retrouve confronter à tant de choses qu’elle perd le fil et se laisse retomber dans les bras de son meilleur ami sans problème. Elle flanche. Elle manque de tomber. Mais Lynn se rattrape sur Kwang Sun – car il est toujours là pour la protéger.

« Oppa, je te jure que je n’y suis pour rien. C’est ce Ji Hwan qui a décidé de mettre un contrat en route. On… On nous a v-vu à la sortie de l’hotel et ils se sont mis en tête que j’étais sa fiancée. Et… Et… Oppa s’il te plait… T-Tu me crois, ne ? »

Les larmes manquaient de jaillir à nouveau aux coins de ses petits yeux, mais Lynn retenait ses émotions. Contrairement à certaines jeunes femmes, elle avait appris à se contenir quand il le fallait. Quand normalement on gueulerait, elle reste calme. Quand normalement on pleurerait, elle se tait … et supplie, comme ici, en l’occurrence. Lynn relevait son visage vers lui. Elle inspectait son visage. Sans expression, encore. Mais tout de même, cette pointe de colère semblait avoir totalement disparu. Quand Lynn croisait son regard, elle manquait de tomber. Ca lui faisait toujours cet effet-là, quand ils se touchaient et se regardaient – elle n’avait jamais compris, ni jamais fait attention. Seulement… aujourd’hui… Lynn fronce des sourcils et se demande ce qui lui arrive. Elle veut être dans ses bras. Elle veut le sentir près d’elle. Elle veut qu’il la croit. Elle veut… Quoi ? Pourquoi tu regardes ses lèvres avec tant d’insistance ? T’es cinglée ? Elle le veut ? Elle le veut vraiment ?

« Oppa… Tu sais. Tu es le seul que j’ai toujours… eu à mes côtés. Je ne serais rien sans toi. Pourquoi je t’abandonnerais, dis ? Pourquoi je ferais ça ? Il n’y a que toi qui compte pour moi. Tu es le seul qui a toujours eu la décence de m’engueuler et de me protéger à la fois. Et puis… Et puis non je ne pars pas. Je ne te quitterais pas. Poulpe ou pas. Il n’est rien, lui. Il n’a pas ce sourire. Il n’a pas ce regard. Il n’est pas toi… J-Je… »

Elle hoche la tête négativement, comme pour se réveiller et chuchote :

« Qu’est-ce que je raconte… »


(c'est un peu plus coooourt désouléééééééééé)
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MessageSujet: Re: shadow of the day ☼ ft. Lynn   Mer 19 Sep - 17:20

« Oppa, je te jure que je n’y suis pour rien. C’est ce Ji Hwan qui a décidé de mettre un contrat en route. On… On nous a v-vu à la sortie de l’hotel et ils se sont mis en tête que j’étais sa fiancée. Et… Et… Oppa s’il te plait… T-Tu me crois, ne ? »

Plus elle racontait, plus son intérêt pour cette histoire devenait dérisoire. C'était là cause de ce prince ? D'accord. Ils avaient couché ensemble ? aucun soucis. Elle était enceinte ? Génial. Ils l’élèveraient à deux et vivraient ensembles, juste touts les trois. Comment ça, c'était irréaliste ? C'est juste vous qui ne manquez d'imagination. Comment ça, il déraillait ? N'importe quoi. C'est juste vous qui ne comprenez rien. Comment le pourriez-vous ? Cette histoire était délirante. Kwang Sun avait du mal à la comprendre lui-même, il peinait à se rendre compte ce qui se passait sous son nez. Il manquait de concentration et d'envie. Il savait que c'était assez important et grave. Que ç'aurait sans doute un impact sur le futur de plusieurs personnes et du sien. Que ça pourrait ruiner son bonheur avenir. Que c'était vraiment un crétin de ne pas écouter ce qu'elle lui racontait. Mais tout ce qui comptait pour lui en cet instant, c'n'était ni les mots, ni l'histoire. C'était sa voix. Grelottante. Apeurée. Faible. Qui pouvait bien l'avoir mise dans cet état ? Qui avait osé la rendre aussi triste ? Toi, abruti. Non, c'était faux. Tout était de la faute de ce foutu gars, cet enfoiré qu'il tuerait dès qu'il le croiserait. Et le voilà qui part dans ses délires. Après tout, on pouvait lui donner raison. Prince ou pas prince, il venait empiéter sur son territoire. Lui voler la seule chose, la seule personne qu'il était certain de ne jamais perdre. C'avait toujours été quelque chose de complètement acquis pour lui et jamais il n'aurait pensé que quelqu'un oserait venir le lui prendre de force, sans lui demander la permission. Surtout pas une personne appartenant à la monarchie, qui faisait partie de la famille royale. Non mais sans blague : comme si elle avait quelque chose à voir avec ces gens-là. Elle n'avait même pas fini l'école. Elle ne les méritait vraiment pas. Non, elle méritait beaucoup mieux.
Lui ? Oui. Ou peut être pas. Tout les garçons qu'elle lui présenterait jamais ne serait jamais aussi bien, en fait. Un barman ? Vous rigolez. Un entrepreneur ? Bien trop entreprenant. Un boulanger ? Qu'il ose poser ses doigts sur elle, pour essayer. Kwang Sun les avait tous toujours rejetés en bloc. C'était n'importe quoi ! -ils n'étaient pas fait pour elle. Il était troooop... Fin', vous voyez quoi. Alors un prince. Imaginez : elle ne l'aimerait jamais, c'était évident.

Plus la jeune femme parlait, plus elle semblait s'épuiser. Plus elle s'épuisait, plus Kwang Sun la retenait. Alors que petit à petit elle flanchait, alors que petit à petit elle semblait s'évanouir, il lui servait de mur. De pilier. Comme il l'avait toujours fait, comme il le ferait probablement toujours. Pour une seule et bonne raison.

« Oppa… Tu sais. Tu es le seul que j’ai toujours… eu à mes côtés. Je ne serais rien sans toi. Pourquoi je t’abandonnerais, dis ? Pourquoi je ferais ça ? Relevant doucement la tête, il fronça les sourcils. Non. Lynn pas ça. Continues pas. Il n’y a que toi qui compte pour moi. Tu es le seul qui a toujours eu la décence de m’engueuler et de me protéger à la fois.

« Arrête. »

De te faire du mal. De faire du bruit. De lui faire de mal. D'avoir des yeux tels que les tiens. D'être inexplicablement adorable quand tu essayes de lui faire une déclaration. Arrête.

Et puis… Et puis non je ne pars pas. Je ne te quitterais pas. Poulpe ou pas. Il n’est rien, lui. Il n’a pas ce sourire. Il n’a pas ce regard. Il n’est pas toi… J-Je… Qu’est-ce que je raconte… »

« Bon Dieu Lynn, ferme-là. »

Dit-il avant de glisser ses mains sur son visage. Dit-il avant de plonger sur ses lèvres pour les couvrir des siennes. Dit-il avant de fermer les yeux et d'accomplir l'exacte chose qu'il aurait du faire depuis des années.
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MessageSujet: Re: shadow of the day ☼ ft. Lynn   Mer 19 Sep - 19:38

Ses lèvres. Putain, de merde. Qu’est-ce qu’il fout ? Qu’est-ce que je fous ? Ses lèvres sont collés à celles de Lynn. Scellés. Elles se meuvent les unes contre les autres et ne se détachent pas. Le baiser qui s’avérait être chaste et minuscule se transformait lentement. Aucune échappatoire ne pouvait s’offrir à eux car les bras de Lynn encerclaient déjà son cou, se pressant davantage contre le buste de Kwang Sun. Leurs lèvres se cherchaient, se trouvaient. Ils goutaient mutuellement à la douceur de l’autre dans un unique baiser. Aussi langoureux soit-il, il faut le préciser. Elle ne quittait pas la position dans laquelle ils s’étaient retrouvés. Elle s’était retrouvée coller au buste de Kwang Sun, ses bras entourant son cou, sur la pointe des pieds. Quant à lui… Quant à lui, il fallait sans doute éviter d’expliquer à quel point elle sentait ses mains sur ses hanches. Son corps entier brulait. Il brulait d’une ardeur inconnue, d’une sensation qu’elle ne connaissait que très peu. Il lui était rare de se sentir aussi faible et à la fois épanouie en la présence d’un homme. Serait-ce parce qu’il n’était pas un simple homme, mais Kwang Sun ? Celui qui a toujours été là quoi qu’il se passe ? Elle tremblotait. Pas de froid. Pas d’anxiété ou de peur. Plutôt de plaisir, plutôt d’envie. Elle en voulait davantage ; elle voulait confirmer sa position, confirmer ce qui paraissait inconfirmable et impossible, jusque-là. Seulement Lynn le regardait juste, n’osant à peine relever son regard vers lui, quand le baiser se rompit enfin. Elle baissait toujours le menton vers son buste. Elle reniflait, séchant les quelques larmes qui séchaient sur ses joues rougies par l’adrénaline. Lynn était sonnée. Sonnée par son geste anodin, sonnée par ce baiser qui ne la rendait sans doute pas si indifférente. Mais pourquoi avait-elle parlé ? Pourquoi avait-elle commencé à déballer des tonnes de paroles en l’air s’en réfléchir ? Est-ce que seulement elles étaient en l’air ses paroles ? Il t’appartient, merde. Alors ferme là et embrasse le à nouveau. Seulement, elle ne peut pas. Elle se refuse. Elle pourrait lui briser le cœur. Elle est « fiancée » aujourd’hui même, et Lynn ne semble rien pouvoir faire pour arrêter le processus enclenché. Elle allait perdre un jour celui qui aurait pu être le meilleur de tous les hommes qu’elle eut rencontré. Il était devant elle, depuis tant d’années. Lynn ne s’en apercevait que trop tard, évidemment. Aveuglée par son boulot et son envie de découvrir de nouvelles choses avec d’autres hommes, elle ne l’avait pas vue se rapprocher, la toucher, la prendre dans ses bras autant que cela. Ces temps-ci, il s’avérait qu’il s’était rapproché dangereusement. Lynn n’en avait guère compris un signe quelconque. Soupirant, elle laissait retomber son front sur l’épaule de Kwang Sun, toujours silencieuse. A vrai dire, Lynn n’osait parler. Elle n’osait dire quelque chose, de peur de blesser son égaux ou de casser leur lien à présent. Ils n’étaient plus reliés par le fil de l’amitié. Car des meilleurs amis ne s’embrassent pas à pleine bouche, n’est-ce pas ? Elle le sait. Elle ne l’oubliera surement pas d’ici-là. Un frisson parcourt son échine quand elle sent l’odeur de son eau de cologne dans son cou. Elle glisse ses bras le long de son corps pour lâcher prise. Sa main frôle celle de Kwang Sun. Elle relève son regard vers lui. Capté.

« O-Oppa… »

Bien sur qu’elle a adoré. Bien sur qu’elle a aimé. Elle n’est pas difficile. Elle est même trop facile. On peut l’embrasser comme on lui ferait l’amour. Lynn n’est pas une « prostituée », mais elle se laisse trop faire, trop bernée. Tête de mule. Tête brulée. Mise à part ces deux faits, elle reste fragile et naive. Lynn se retrouve dans une situation démesurée. Lynn se retrouve dans les bras de Kwang Sun sans savoir quoi faire, ni quoi lui dire à présent. Seulement, son regard a croisé le sien. Seulement, elle a dégluti difficilement. Son regard est trop profond. Elle baigne dedans sans équivoque et se fiche bien de ce qui les entourent. Lynn soupire. Lynn se mord la lèvre. Elle hésite bien évidemment. C’est normal, c’est le début de la nouveauté, à présent.

« Oppa… S’il te plait… Ne refais pas ça. Je… Je ne sais pas si c’est une bonne idée. Je veux dire… T-Tu es mon meilleur ami… Pourquoi cela changerait, dis ? T-Tu… Tu fais ça pour me punir ? C’est ça ? Je voulais pas que ce genre de choses arrive. C’est idiot. Je ne veux pas me marier ou devenir princesse. Je veux juste être Lynn. Je… Oppa c’est pas drôle. S’il te plait, ne recommence pas. »

Ignorance. C’est la carte qu’elle tente de jouer. Mais les mots sont moins forts que le reste. Ses mains ont cherchés celles de Kwang Sun. Ses doigts se sont liés aux siens. Ses lèvres ont formés des mots tant bien que de mal, tandis que son regard ne quittait pas celui de Kwang Sun. Quoi ? Tu l’aimes ou quoi ? Il se pourrait bien…

« Il se pourrait bien… Que… Je… »

Qu’elle ne puisse se contenir.
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MessageSujet: Re: shadow of the day ☼ ft. Lynn   Sam 22 Sep - 17:11

Pourquoi ne l'avait-il pas fait plus tôt ? Pourquoi avait-il été aussi bête ? Voilà ce qu'il advenait lorsque l'on tombe amoureux. Ou lorsque l'on s'aperçoit que l'on est amoureux depuis des années et des années. Ou que l'on veut simplement ne pas perdre la personne la plus chère à votre coeur, peu importe. On regrette. On regrette tellement que s'en devient douloureux, on regrette tellement que l'on a envie de pleurer toutes les larmes de son coeur. Même si l'on est un homme, même si on est virile. On a juste envie de chialer, encore et encore jusqu'à que son corps ne soit plus qu'une coquille vide et desséchée. Jusqu'à ce que votre coeur ressemble à du vieux papier, que l'on casse en effleurant, qui s'envole au moindre coup de vent. Voilà ce que ressentait exactement Kwang Sun lorsque ses lèvres avaient pris possession de celles de sa meilleure amie. Meilleure amie ? Non, c'était ridicule. Ce terme était grotesque : elle n'était plus sa meilleure amie, elle ne l'avait peut être jamais été en y réfléchissant. Qui voudrait d'une amie telle que Lynn ? Qui voudrait d'une meilleure amie qui vous fait sentir si bien que ça devient ambigüe ? Que l'on a même pas envie de rappeler la fille de l'autre soir même si ça avait été vraiment vraiment le pied ? Qui voudrait d'une meilleure amie qui vous prend dans ses bras dès que vous rentrez le soir comme si c'était la meilleur chose qui lui soit arrivé ? Personne. Personne ne voudrait d'une meilleure amie comme ça. Tout simplement parce que tout le monde en tomberait amoureux. Irrévocablement. Et Kwang Sun était l'homme le plus banal du monde, à ce niveau-là. C'est vrai après tout : il avait toujours eu ce problème de manque d'affection, cette envie de se faire aimer par à peu près n'importe qui. De faire bonne impression même si la personne en question était le garçon le plus faible ou la femme la plus égoïste du monde. Même s'il en jouait, même s'il s'en foutait par la suite, c'était plus qu'important. Alors Lynn ? C'était juste la meilleure personne pour lui. C'était juste... Lynn quoi. Y avait pas grand chose à rajouter.

Lorsque le baiser se romput enfin, Kwang Sun en voulut automatiquement plus. Pourquoi arrêter ? De toute façon, c'était trop tard. Trop tard pour espérer une quelconque autre amitié, trop tard pour espérer pouvoir reprendre le cours de leurs vies. A cause de ce baiser, tout allait changer, d'une manière ou d'une autre. Qu'ils le veuillent ou non. Alors pourquoi arrêter ? C'était stupide. Il sentit le front de la jeune femme se poser sur son épaule, comme un poids. Il réalisa soudain : ce n'était pas ça qu'elle voulait après tout. Peut être qu'elle lui avait menti après tout, c'était son métier. Faire espérer aux hommes plus qu'elle ne pouvait leur donner, plus qu'ils ne pourraient jamais espérer. Peut être que c'était l'exacte chose qu'elle venait de faire : elle l'avait laissé espérer jusqu'à craquer et elle s'en mordait les doigts. Ce n'était pas ça qu'elle voulait. Non, ce n'était pas lui qu'elle voulait. Comme pour confirmer ses pensées, il sent son bras glisser le long de sa cuisse pour frôler sa main. Elle regrette, c'est évident. Kwang Sun soupire au même moment qu'elle. Ils sont épuisés. Ils ne savent pas dans quoi ils se sont embarqués.

« O-Oppa… »

La revoilà qui bégaie, la revoilà qui tremblote. Oui ? J'ai fait quelque chose de mal ?Oui bien sûr. Tu as embrassé une femme fiancée, babo. Tu es un imbécile. Mais ça il le sait, ça il en a parfaitement conscience. Mais encore une fois, il s'en fiche. Encore une fois, il ne la considère pas comme ça. Si elle est fiancée, c'est bien avec lui et pas cet imbécile.

« Oppa… S’il te plait… Ne refais pas ça. Je… Je ne sais pas si c’est une bonne idée. Je veux dire… T-Tu es mon meilleur ami… Pourquoi cela changerait, dis ? T-Tu… Tu fais ça pour me punir ? C’est ça ? Je voulais pas que ce genre de choses arrive. C’est idiot. Je ne veux pas me marier ou devenir princesse. Je veux juste être Lynn. Je… Oppa c’est pas drôle. S’il te plait, ne recommence pas. »

aïe. Ca fait mal. Il avait peut-être raison en fin de compte. Elle n'avait peut-être pas réellement envie de tout ça. Ou peut être que si. Est-ce qu'elle ment ? Ca lui ressemblerait bien, tiens. Mentir pour lui et pas contre lui comme il en était toujours persuadé quand ils se disputaient. Le protéger ? Quand ce n'était pas lui l'Oppa, c'était elle la "Unnie". Même si ça n'avait jamais été réellement son rôle, même s'il s'était toujours considéré comme le protecteur de leur « couple ». Alors, est-ce qu'elle était en ce moment même en train de la protéger ? Il resta silencieux. Elle n'avait pas fini.

« Il se pourrait bien… Que… Je… »

Qu'elle quoi ? L’intérêt de Kwang Sun redouble. Qu'elle quoi au juste ? Il y avait tellement de possibilités. Mais elle hésite. Si elle ne l'aimait pas, elle lui dirait. Elle ne serait pas pleine de tous ces doutes. Soudain, ses doutes à lui s'envolent. C'est bon, tout va bien. Elle dit n'importe quoi. Même si elle essaye de prétendre le contraire, elle l'aime autant qu'il l'aime. Même si c'est une mauvaise idée. Même s'ils vont souffrir. Elle l'aime. Et elle se trahit. Elle attrape ses mains pour les serrer dans les siennes. Il ne lui en faut pas plus. D'un mouvement brusque, il emprisonne sa taille dans ses bras pour la serrer un peu plus contre son torse. Il l'intime au silence, il ne veut plus entendre ses excuses. A quoi servent-elles au juste ? a rien. Elle dit n'importe quoi.

« Tu crois que c'est pour rire, vraiment ? Tu crois que je veux rire avec toi, quand je t'embrasse ? Lynn tu crois vraiment ça ? »

Et ça l'énerve. Qu'elle essaye de lutter. Il a toujours détesté ça avec Lynn. Soudain, il la soulève pour la porter sur la table et l'y asseoir, restant à quelques centimètres d'elle. Ils sont à la même hauteur, il plonge ses yeux dans les siens. Il ne veut pas qu'elle les baisse, il préfère l'affronter. Leur avenir se jouait ici, maintenant.

« Tu m'as rendu mon baiser, anya ? Me fais pas croire que tu t'es forcée. Ta peau est aussi brûlante que la mienne... Lynn... »

Puis il recule. Finalement, il n'est plus sûr de rien. Finalement, il est aussi perdu qu'elle.
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MessageSujet: Re: shadow of the day ☼ ft. Lynn   Sam 22 Sep - 17:58

Elle n’y croit pas. Ses yeux s’écarquillent légèrement quand il la soulève pour l’assoir sur le bord de la table derrière elle. Un frisson parcourt son échine. Merde, qu’est-ce qu’il te prend, Lynn ? Il semble que l’un et l’autre ne comprennent toujours pas le fil de tout ce remue-ménage. Des baisers. Des souffles. Des caresses. Ce sont tout ce qu’ils désirent de l’autre. C’est tout ce qu’elle désire, là, maintenant, de Kwang Sun. Mais n’est-ce pas un peu provocateur ? La situation est déjà assez envenimée avec la révélation de ses fiançailles, il faut maintenant qu’elle se traine avec le secret d’un baiser langoureux échangé avec son meilleur ami ? Ca n’en restera pas là… Elle le sait aussi bien que lui quand ses prunelles rencontrent celles de son meilleur ami. En effet sa peau brûle. Elle devient même incandescente. Elle est incapable de se calmer ; incapable de régler les battements de son cœur qui s’accélère au fur et à mesure que leurs souffles se mêlent et que leurs regards ne se quittent pas. Lynn se mord la lèvre. Ses bras entourent toujours le cou de Kwang Sun, mais il a reculé. Inconsciemment, elle entoure ses hanches de ses jambes, se collant davantage à lui, pour ne pas le laisser partir. Elle s’accroche à lui. Elle s’attache, tel un animal à sa proie. Elle ne peut le laisser partir. Elle ne peut le laisser l’abandonner, maintenant. Kwang Sun est l’unique personne à qui elle eut pu faire confiance autant dans sa vie. Kwang Sun est le seul qui fasse, semblerait-il, faire battre son cœur aussi fort. Dans sa poitrine, il tambourine. Fort. Trop fort. Il s’écrase sur les parois de sa cage thoracique. Elle manque d’air. Elle manque d’amour. Elle manque de sa présence, alors qu’il est là pourtant. Lynn est bien trop attachée à lui, c’est pourquoi ses lèvres viennent précipitamment s’échouer sur celles de son meilleur ami. Elle se fiche bien d’où ils sont, de qui ils sont. Ce soir, cette après-midi, cette fin de soirée, cette nuit, et demain matin… seront-ils encore ensemble ? Seront-ils encore l’un contre l’autre ? Dieu qu’elle aimerait. Dieu qu’elle espère. Elle aimerait rêver, mais dans un sens, elle rêve de tout ça depuis si longtemps qu’elle n’ose vraiment se dire qu’il faut se réveiller et lâcher tout ça. Elle s’accroche à lui. Elle s’agrippe à sa chevelure. Ses mains se baladant dans ses cheveux noirs de jais, les ébouriffant, elle resserre ses jambes autour de sa taille et sa poitrine se colle contre celle de Kwang Sun. Elle ne peut rien dire, juste agir. Elle ne peut pas penser à ce qu’elle fait, ni réfléchir à ses actes futurs, aux conséquences que tout cela impliquera. Elle est partie. Elle a perdu le contrôle. Ses lèvres se meuvent contre celle de Kwang Sun. La paroi de ses lèvres laissent entrer sa langue qui vient découvrir sa conjointe. Lynn apprécie le moment. Lynn se délecte de ses caresses et baisers tant attendu. Ce ne fut seulement que quand le baiser se rompit qu’elle remarqua les mains baladeuses de Kwang Sun sur ses hanches et dans son dos. Un léger sourire, un rictus, peut-être bien, est niché sur son visage. Il ne s’efface pas. Il s’accentue. Lynn est heureuse ?

« S’il te plait… Ne… Ne parlons plus… Ne ? J- »

Trop tard. Leurs lèvres se rencontrent déjà à nouveau. Avec davantage de ferveur et de détermination. Lynn y goute comme à un fruit défendu, comme à une pêche juteuse. Lynn dévore ses lèvres ; Lynn mord, et s’approprie le goût et la chaleur de la chair pulpeuse de ses lèvres. Elle adore ça. Elle se nourrit comme si cela faisait des années qu’elle n’avait pas gouté à pareil délice. Seulement Kwang Sun n’est ni un fruit, ni un légume, c’est un homme. L’homme qu’elle a failli perdre. L’homme avec qui elle a failli laisser passer sa chance. Il n’est pas trop tard, sans doute. Peut-être peut-elle encore annuler les fiançailles, le mariage, et tout ce qui est en rapport avec ce poulpe princier ? Elle s’agrippe, tel un koala. Elle enfouit son visage dans le creux de son cou après un énième baiser passionnée. Elle en voudrait plus, mais comme si c’était si simple. Elle en voudrait plus, mais elle ne peut pas aller jusque-là. Ce serait mal. Ce serait délibérément malsain. Elle perdrait toute l’amitié qu’ils avaient auparavant. Mais était-ce vraiment de l’amitié ? Un soupir s’échappe de ses lèvres et elle hume l’odeur de son eau de cologne son nez collée à la peau de son cou. Ses lèvres embrassent sa peau. Sa langue redessine la courbure de sa clavicule. La voilà repartie. La voilà reperdue. Gosh, qu’est-ce que tu fais, Lynn ? Tu es folle… Complètement… Complètement folle de lui. Depuis des années. Et ce n’est que maintenant que la demoiselle ne s’en rend compte. C’est terrible. C’est affolant. Mais elle, ça lui plait. Il lui plait. Totalement.

« Oppa ? Oppa. Tu sais. Je… Je veux pas te perdre, hein. Je… Si… Si on fait… Je veux pas que ça est un impact sur le reste ; Je refuse… Et puis… Et puis Oppa, t’es à moi. Rien qu’à moi. Je refuse qu’on me vole à toi. T-Tu… »

Elle parle trop, ne ? Mais comme elle vient de le dire. Kwang Sun est à elle. Tout à elle. Ce soir. Cette nuit. Demain. Dans quatre ans. Dix. Cent. Peut-être bien. Elle aimerait tellement… Si c’était plus simple, elle se ficherait bien de ce qu’elle fait. Cependant, il y a l’autre poulpe. Si il apprend ce qu’elle fait, ce qu’elle a fait, il risque de ne jamais lui pardonner et lui faire vivre un enfer. Réellement. Un soupir s’échappe de ses lèvres. Elle plonge ses prunelles dans celles de Kwang Sun. Sa main passe dans sa chevelure qu’elle ébouriffe pour le plaisir. Qu’il est beau… qu’il est magnifique…

« Oppa… Je… Je crois que… Je crois que… Je… »

Rouge de honte, son visage se réfugie dans son cou et elle se mord la lèvre.

« Je t’aime… »

Un murmure. Léger. Soufflé.
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MessageSujet: Re: shadow of the day ☼ ft. Lynn   Lun 24 Sep - 20:09

Et l'irréparable se produit. Alors qu'il s'enfuyait, alors qu'il s'éloignait, il sent ses longues jambes le ramener près d'elle. Alors qu'il lui accorde une chance de ne pas le faire, de ne pas se perdre, un infime moment de doute, elle le rassure. Alors que ses mains vient trouver ses cheveux, leurs lèvres elles, se retrouvent. Les siennes sont d'abord douces et timides puis, soudainement impatientes. Ce n'est pas possible, ils ne font pas ça. Bien sûr que si. Et avec plus de passion que jamais. Alors qu'il sent Lynn contre lui, alors qu'il sent sa peau contre la sienne, il sent que ça ne va pas du tout. Que ça va parfaitement bien. Qu'il n'ait jamais aussi bien. Et qu'il va exploser. C'est bête comme il en faut peu. Les contacts physiques existent depuis la nuit des temps et il semble que ce soit la seule chose qui peut unir deux être humains à ce point. Peu à peu, alors que tout va vite, alors que ses doigts parcourent son visage pour sa taille et ses hanches, il ne sent plus rien. Est-il debout, est-il assis ? Il s'en fout. Tout ce qu'il veut, tout ce qui arrive à capter son attention c'est elle, juste elle. Depuis toujours, sans doute à jamais. Même s'ils ne finissent pas ensemble, même si elle se marie. Même s'il a des enfants avec une autre, ce serait toujours elle. Mais rien que de penser à cela pendant qu'il la savoure fait resserrer son emprise sur sa bien-aimée. Rien que cette idée lui donner envie de mourir.

Il ne l'entend même plus. Elle occupe tous ses sens : alors qu'elle murmure, il l'embrasse dans le cou, si elle se tait c'est parce qu'il réoccupe ses lèvres. Il a chaud, il en veut plus, ô beaucoup plus. Il la veut. Entièrement et sans détour. Il savait parfaitement où tout ça les mènerait : et bon dieu qu'il a envie. Bon dieu que de rester sur cette table le frustre, bon dieu qu'il déteste quand ses lèvres ne remue pas pour occuper sa peau. Bon dieu qu'il n'aime pas quand elle parle : les gestes ne sont pas suffisants ? Il peine à se concentrer. Dieu, faîtes qu'elle fasse vite.

« Oppa ? Oppa. Tu sais. Je… Je veux pas te perdre, hein. Je… Si… Si on fait… Je veux pas que ça est un impact sur le reste ; Je refuse… Et puis… Et puis Oppa, t’es à moi. Rien qu’à moi. Je refuse qu’on me vole à toi. T-Tu… »


« Je veux pas que ça est un impact sur le reste » Même s'il est à demi-conscient, il manque d'éclater de rire. Comment ? Elle ne veut pas ? Mais c'est bien trop tard. Sauf qu'il se tait. Parce qu'elle n'a pas fini sa phrase comme toujours. Alors qu'il vient doucement toucher son nez avec le sien, comme un appel à continuer, il reste figé, les yeux dans les siens :

« Oppa… Je… Je crois que… Je crois que… Je… »

Elle fuit pour venir se réfugier dans son cou et finit par les prononcer. Ces trois mots. Ceux qui le déstabilise à chaque fois qu'ils parviennent à ses oreilles.

« Je t'aime... »

Mais cette fois, il ne reste pas passif. Cette fois il réagit, peut être trop brusquement. Encore une fois, il la soulève de la table - c'est fou comme elle est légère. C'est fou comme elle est fragile. En quelques secondes, ils se retrouvent dans la chambre de Kwang Sun et celui-ci allonge la jeune femme sur le lit. Comme c'est ironique : cette pièce est comme un sanctuaire. Celui où personne n'a jamais aimé personne à part eux, celui qui n'a jamais connu les soupirs d'une nuit d'amour. Un lit vierge comme eux - enfin, en quelques sorte. Il se poste au-dessus d'elle. Il la domine de toute sa hauteur et son regard est tout sauf conquérant. Il n'est pas aussi pour coucher avec elle. Il est ici pour l'aimer. L'aimer alors qu'il laisse ses lèvres s'égarer sur sa clavicule, l'aimer alors qu'il murmure des mots qu'il n'a jamais prononcé. Des mots qui resteront à l'abri dans cette chambre, dans ce lit. Dans leur lit.

« Lynn... je serais toujours à toi. Maintenant et... à jamais. alors promets-moi... promets-moi de rester mienne. Pour toujours. Même si tu me laisses. Même si tu t'en vas... Reste ma Lynn. Jeon Lynn, la fille que j'ai toujours aimé. »

Ses lèvres caressent doucement ses joues puis ses lèvres. Ce n'est pas un baiser. C'est plus que cela. Ces yeux ne la quittent pas, pénétrants. Il n'envisage pas de la quitter. Jamais.
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MessageSujet: Re: shadow of the day ☼ ft. Lynn   Mar 25 Sep - 20:24

Oh mon dieu… Oh on dieu… Lynn… Jeon Lynn… Qu’est-ce que tu fous là ? Eh bien, elle l’embrasse. Elle le touche ; elle le caresse ; elle s’enivre de sa peau et se délecte de ses lèvres. Lynn s’amuse. Lynn s’emploie à glisser ses mains lentement le long de son torse, sous son t-shirt. Oui, elles y sont déjà… Oui, elle est rapide… Oui… Elle le veut, là, maintenant, tout de suite. Autant que lui d’ailleurs. Lynn ressent la pression de son buste sur le sien. La dominance est l’une des rares choses qu’elle laisse passer lors d’un acte comme celui-ci, mais au diable tout cela, elle s’en fiche bien. Elle s’en tape. Elle veut le découvrir comme elle découvrirait n’importe qui. Seulement, il n’est pas n’importe qui. Ici même, voici l’unique meilleur ami de cette jeune femme. Assidue, ses mains se dérobent sur sa peau brûlante. Ses prunelles brillent. Voici son meilleur ami. L’unique homme qui lui fasse autant d’effets. Celui qui la rend dingue au premier regard. Celui qu’elle n’avait pas réellement remarqué du premier coup. Quel conne. Cela est vrai. Lynn est trop conne. Trop conne pour voir qu’il l’aimait depuis si longtemps, et qu’elle aussi, elle en pinçait complètement pour cet idiot. Ils sont surement fautifs tous les deux, n’est-ce pas ? A vivre sous le même toit et se voit presque tout nu, ils n’ont pas fait la différence, ils ne se sont pas poser de questions. Elle se délecte des frissons qui parcourent son échine. Elle a ressenti cela si peu de fois qu’elle goute à ce plaisir de le toucher et de l’avoir contre elle. Est-ce le plaisir de pouvoir enfin prendre son pied ? Ou alors, parce qu’il lui fait vraiment un effet irrémédiable ? Les deux. Sans nul doute. La dernière fois que Lynn a profité de la faiblesse d’un homme, il s’agissait de gamin, du poulpe, du petit prince gâté pourri qui ne pense qu’à lui rendre la vie bien difficile, bien horrible, bien frustrante.

« Oppa… Oppa, tu sais… J- »

Oh putain, ferme là. Elle se jette sur ses lèvres. Elle l’embrasse à pleine bouche. Mieux vaut se taire. Elle le regretterait sinon. Elle glisse ses mains le long de son torse et défait déjà les boutons de sa chemise. Elle échappe un léger rire nerveux. Oui, évidemment, elle est nerveuse. Elle pourrait ne pas être douée avec lui ; elle pourrait ne pas le satisfaire ; elle pourrait le blesser… Elle est légèrement effrayée à cette idée. C’est vrai. C’est passionnant d’aimer son meilleur ami. Passionnant d’enfreindre les lois de la gravité et de la vie pour finir dans ses bras. Mais tout cela ne semble mener à rien… tout cela l’empêche de réfléchir. Elle se jette dans la gueule du loup. Elle l’embrasse, le touche, le déguste. Lynn prend son pied. C’est clair. Il faut le dire. Il faut l’avouer. Elle prend son pied comme jamais quand elle sent ses mains se balader le long de ses formes. Elle frisonne. Des rires secouent ses épaules. Rires nerveux. Rires bienheureux. Les boutons défaits, elle arrache la chemise pour la jeter sur le sol. Elle le domine presque de sa hauteur et bascule au-dessus de lui en riant. Elle se met d’ailleurs à l’embrasser, pas que sur les lèvres, mais partout. Le cou. Le torse. Rien n’y échappe. Aucune parcelle de peau ne brûle pas sous ses lèvres incandescentes et malignes. Ses mains se sont jointes aux siennes. Elles s’accrochent. Elles se griffent. Putain, pourquoi il fait autant d’effet celui-là ? Il n’y a pas de réponse aux questions qui subsistent dans son esprit. Perdue. Arrachée par tant de découvertes de sensations nouvelles et de son corps, celui qu’elle voyait de loin mais ne pouvait toucher, et admirer de si près. Lynn devient folle. Lynn perd la tête. Elle perd pied et se laisse retomber dans les bras de son bien aimé, comme elle l’aurait fait avec n’importe qui, sans doute. Kwang Sun devenait mieux qu’un meilleur ami ; mieux qu’un sexfriend ; mieux que tout. Tout réuni.

« Je suis à toi, Oppa… A toi… A toi ce soir, demain, dans quatre vingt dix ans… Je te le jure… »

Enivrée par l’amour qu’elle lui porte ; enivrée par les baisers qu’il dépose dans son cou, elle perd le fil des mots qu’elle prononce. A lui pour les quatre vingt dix ans à venir ? Mais bien sur… Elle a déjà oubliée qu’elle est censée se marier à un autre. Qu’elle doit en épouser un autre sous les yeux de celui à qui elle s’offre maintenant. La nuit est tombée dehors. On aperçoit les étoiles ; le ciel est calme, sans nuage. Un exploit. L’autre nuit c’était le déluge. C’était comme si tout se mariait pour leur donner une atmosphère parfaite. Elle se délecte de son toucher, de ses câlins. Elle resserre son emprise sur sa taille et pose son oreille sur son torse, là où son cœur bat. Elle veut l’entendre d’elle-même. Elle veut se persuader, elle veut une preuve. Ne l’a-t-elle pas déjà eu ? Bien sur que si. Mais Lynn est têtue. Elle veut l’entendre. Elle veut le sentir. Ses lèvres viennent voler un chaste baiser sur les lèvres de Kwang Sun. Ses mains sont posées sur la ceinture de son pantalon. Elle la défait lentement. Elle se racle la gorge. Pourquoi est-ce légèrement gênant ?

« Oppa… Oppa, prends moi. Oppa. Je suis là… Oppa, je suis à tienne… »

Oh que oui, elle est sienne. Ses mains ont glissés avec le jean serré, puis, elle est retombée sur le côté, accrochée à lui. Non, ce n’est pas encore l’heure…
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MessageSujet: Re: shadow of the day ☼ ft. Lynn   Sam 29 Sep - 11:57

Il n'aurait jamais cru que ça puisse être aussi bon, que de simples pressions sur sa peau puissent être aussi délicieuses. Kwang Sun se perd dans les bras de la fille à laquelle il tient le plus, pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur ? C'était maintenant tout de suite. L'instant où ils prenaient encore soin l'un de l'autre, le moment où ils représentaient encore quelque chose. Tout ce jeu, ces retrouvailles en faisait partie : ce serait toujours le meilleur. Quant au pire, il se résumait à demain. Plus il la touchait, plus il savourait chaque parcelle de sa peau plus ça devenait d'une évidence incroyable. Ce serait sans doute leur seule nuit. Ce serait sans doute la dernière fois où il pourrait se réfugier dans son cou et effleurer ses reins. Des adieux . Quand il l'embrassait il saluait ses lèvres; quand il la regardait il saluait ses yeux ; quand il la sentait il saluait son délicieux parfum. Ca le frappa en plein coeur, ça le choqua un instant jusqu'à ce qu'il se rende compte qu'il le savait dès l'instant où il avait lu cet article dans le journal. "Une fiancée pour le prince ?" Dès l'instant où il avait reconnu sa silhouette de top-modèle. Ce n'était même pas la peine de voir son visage : il connaissait par coeur ses jambes et sa taille. Pas comme ça, pas comme il l'aurait aimé, en fait.

Alors, chaque baiser devint plus profond, chaque caresse plus brûlante. C'est la dernière fois bordel. Ils m'ont enlevé ça. Ses doigts vinrent expertement ôter le débardeur de la belle tandis qu'elle hésitait puis doucement, enleva son pantalon. Les voilà à moitié nus, les voilà sans aucun moyens de revenir en arrière. Ils sont fait comme des rats mais qu'est-ce que c'est bon d'être piégés de la sorte. Obligés de s'aimer à s'en crever le coeur, puis obligés de se quitter, plus tard à en mourir de chagrin. Mais ça, ça ne comptait pas, ça ne comptait plus. Plus tard peut-être où ils regretteront tous deux, où ils se maudiront d'avoir été si stupides et s'être infligés pareille douleur. Plus tard où ils devront se regarder, de loin, accomplir leurs vies chacun de leurs côtés.

« Je suis à toi, Oppa… A toi… A toi ce soir, demain, dans quatre vingt dix ans… Je te le jure… »

Cette simple phrase le rassura. Tout d'un coup il se dit qu'il avait été absurde, que leur amour inconsidéré durerait toujours. Qu'en quelques sortes, ils ne se quitteraient jamais. Que même si elle était loin, ils resteraient ensemble. Tant pis s'ils détruisaient l'équilibre de la monarchie. Tant pis s'ils détruisaient tout. Ils reconstruiraient alors, tous les deux, pour eux. Ensembles à jamais. C'était l'illusion qui sauva cette nuit alors. C'est grâce à elle que Kwang Sun trouva la force de déshabiller totalement Lynn et qu'elle, en fasse autant. C'est grâce à elle qu'ils passèrent une des meilleures nuits de leurs vies, une de celle qui reste gravé dans les mémoires et qui vous font regretter ne pas avoir épouser le partenaire de cette union. Ils s'endormirent tous deux dans les bras l'un de l'autre, inconscients. De tout. De ce qui les attendraient demain. De ce que Lynn aurait à subir, de ce que Kwang Sun apprendrait quelques jours plus tard. De la souffrance qui consumeraient leurs coeurs, qui les boufferaient jusqu'à la moelle. Même s'ils seraient là, les deux autres. Dès que l'un verrait le visage de l'autre, dès que les souvenirs reviendront revendiquer leurs droits l'un se tapera la tête contre les murs, l'autre pleurera jusqu'au petit matin. Parce que c'est leurs destinées tout simplement. Même s'ils se sont jurés leur fidélité, il n'en sera jamais rien. Aussi triste soit-ce, leur histoire d'amour ne verra jamais le jour.

« L'amitié finit parfois en amour, mais rarement l'amour en amitié. »
« Le temps, qui fortifie les amitiés, affaiblit l’amour.
« Peut-être faut-il avoir senti l’amour pour bien connaître l’amitié
. »
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MessageSujet: Re: shadow of the day ☼ ft. Lynn   Sam 29 Sep - 17:56

C’est affreux. Terrible. Honteux. Ce qu’elle a fait. Ce qu’elle se rend compte qu’elle vient de faire. Dans les bras de son « amant », pourrait-on si bien dire, elle se pelotonne, elle s’accroche. Les draps couvrent leurs deux corps encore brûlants, encore fiévreux de cette amour inconditionnel et partager. Elle soupire et son visage s’enfouit dans le creux du cou de Kwang Sun. Elle ne veut pas se réveiller. Elle ne veut pas se lever. Elle ne veut pas le regarder. Elle ne veut rien d’autre que ces moments magiques-là. Comme si le poulpe pouvait la satisfaire. Lui et son arrogance ne faisaient qu’une personne invraisemblablement encore à la limite de la virginité. Elle doute furieusement qu’il ai déjà eu une relation sexuelle avant cela. Si arrogant… si détestable… Lynn le hait. Elle lui arracherait sa langue, ses cheveux, la tête peut-être. Elle le tuerait si elle en était capable, pour sa façon de lui parler et de la traiter, comme pour sa façon d’être le plus pitoyable des hommes sur terre. Pas une once de sympathie. Pas comme Kwang Sun. Pas comme lui. Elle se blottit encore plus fort dans ses bras, pensant à cet homme à qui elle sera mariée dans peut-être quelques simples semaines. Elle déteste cette éventualité, mais Lynn n’a plus le choix. Elle vient même d’engorger Kwang Sun dans tout cela. Les liens se sont tissés et emmêlés. Des problèmes surviendront forcément. Elle le sait. Elle en est conscience ; mais putain, là, elle se sent bien, et aimée. Elle se revoit dans ses bras. Elle ressent encore le fruit et la ferveur de ses baisers passionnés. Tandis qu’il dort, les yeux clos, la tête sur un oreiller moelleux, elle l’admire, détaillant chaque trait de son visage jusqu’au milieu de son torse. Lynn glisse sa main le long de son bras et remonte jusqu’à sa mâchoire, qu’elle retrace du bout du doigt. Depuis combien de temps sont-ils comme ça ? Depuis combien de temps contemple-t-elle son amant, au juste ? Des heures. Des heures où son téléphone continue de vibrer, annonçant un fiancé en colère au bout du fil. Elle n’en a que faire. Elle les entend les vibrations de ce téléphone. Elle les entend et les refuse d’un hochement de tête. Elle voit flou à l’idée d’imaginer l’autre poulpe la frapper, ou pire. D’ailleurs, en serait-il capable ? De lever la main sur elle, si tôt… ce n’est pas un comportement qui la laisserait à la légère. Seulement, il n’est pas n’importe qui, c’est le problème, le point culminant de tout ce qui fait qu’elle s’est laissé tomber dans les bras de son meilleur ami d’une facilité indéniable. Seulement, elle l’aime pour de vrai. Lynn ne le niera jamais. C’est trop tard pour reculer, de toute manière. Un soupir déplace quelques mèches de cheveux de la jeune femme et son regard remonte aussitôt vers le visage encore endormie de son meilleur ami. Ses yeux à demi-clos révèlent des prunelles noires, ardentes. Elle sourit malgré elle. Lynn est totalement aux anges…

« Oppaaaa~ T’es enfin réveillée ? »

Pourquoi agit-elle comme si de rien était ? Dans quelques heures il faudra repartir et affronter la vie réelle. Car en effet, Lynn doit partir au palais. Comme toutes les nouvelles fiancées des princes, elle doit déménager en ces lieux immenses et somptueux. Elle refuse catégoriquement. C’est pour cela qu’elle ne bouge pas d’un poil. Si elle bougeait un doigt, le temps passerait trop vite. Si elle lui faisait un café, la même chose. Lynn refuse de quitter cette étreinte, à moins que lui, la pousse enfin à y aller. A moins qu’il lui prouve que rien n’aura changé quand tout cela sera terminé. Cela se terminera ? En est-elle seulement sure ? Pas certaine. Mais elle est déterminée à ce que cela le soit. Elle aime plus que tout Kwang Sun, pourquoi cela changerait en 6 mois ? Pourquoi tremble-t-elle à l’idée qu’il la laisse ? Pourquoi… Tant de questions ?

« Tu as bien dormi, Oppa ? Tu veux quelque chose ? Du café ? Thé ? Chocolat ? »

Toute timide. Toute gentille. Elle se relève et attrape son bras en souriant. Elle est si heureuse… Lynn s’accroche à son bras et pose sa tête sur son épaule en lui faisant des yeux doux, lumineux. Ses paupières papillonnent et elle baille légèrement. Evidemment qu’elle est fatiguée. Le poulpe lui fera sans doute remarquer ses cernes immenses, mais Lynn a préféré le contempler. Il est si beau… si musclé…

« Tu veux qu’on se promène à la plage, demain ? Ou… Dans le parc ? Ou, si tu veux, on reste ici pendant trois jours de suite. Mais, le poulpe sera hystérique, tu sais ? Tant que je suis avec toi, je m’en contrefiche. »

Un baiser sur la joue. Un sur le front. Le nez. Les paupières. La joue à nouveau. Et puis ses lèvres. Lynn vient les dévorer. Les picorer, peut-être même. Elle se met à califourchon sur lui et attrape ses mains qu’elle dépose sans réel problème sur ses hanches en s’accrochant, tel un koala, à lui.

« Oh et puis, ne dis rien. Reste comme ça. »
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MessageSujet: Re: shadow of the day ☼ ft. Lynn   Lun 1 Oct - 19:32

Il aurait aimé que ça ne se termine jamais. Eux deux, ensemble. Cette nuit avait été passionnée, dévorante. Naturelle, en fait. Jamais il ne s'était senti aussi bien dans les bras d'une femme, dans les bras de Lynn. Il avait redécouvert son corps. Son visage, fin et délicat. Sa taille, parfaite, son dos, sa poitrine. Ses jambes, ses poignets, ses bras, ses fesses. Son nez, sa bouche indéfiniment. Ses cheveux, ses doigts. Son ventre et son cou. Il avait vu Lynn comme elle l'était réellement, pour lui en tout cas. Elle n'avait jamais été sa meilleure amie, enfin c'était évident. Quelle meilleure amie est aussi... Lynn ? Il ne la verrait d'ailleurs sans doute plus pareil. Lorsqu'il l'apercevrait demain, dans un mois ou trois ans, il ne pourrait s'empêcher de la voir comme ça. Les souvenirs reviendraient : son visage perdu dans ses cheveux, le sien dans son cou. Ses yeux se fermant sous la fatigue de l'effort, le bonheur qui étirait ses lèvres, la faisant ressembler à une enfant. Puis son parfum le berçant alors qu'il se perd dans les bras de Morphée à son tour. Tout ça, il en était certain, il ne l'oublierait jamais. Qu'elle soit au bras de ce pingouin dans une belle robe blanche ou entourée de trois enfants. Cette Lynn là resterait gravée dans sa mémoire.

Il sentit son regard sur son visage, frissonna lorsque ses longs doigts diaphanes se promenaient sur son visage, retraçant ses traits avec précision. Il ne réalisa pas tout de suite qui le touchait ainsi. Etait-il chez lui ? Etait-ce un rêve ? Peu importait. Il était bien, juste à l'aise. Ses paupières s'ouvrirent doucement sur la jeune femme. C'était elle, bien sûr. Ca ne pouvait-être qu'elle, ne ? Doucement alors, il dessina la courbe de son dos, laissant ceux ci se perdre sur son ventre. Mon dieu qu'elle avait la peau douce. ...c'était pas possible, c'était vraiment lui qui pensait ça ? Choi Kwang Sun, le connard qui part avec l'aurore lorsqu'on l'a invité dans le lit d'une fille ? Apparemment. Quelle horreur. Il est en train de devenir un vrai petit... Enfin, peut-être était-il tout simplement amoureux, en fait. Et que ça lui allait bien.

« Oppaaaa~ T’es enfin réveillée ? »

Mais depuis combien de temps avait-elle donc attendu ? Depuis quand était-elle réveillée ? Il examina son visage de plus près et n'y vit aucun signe de fatigue apparent. Enfin, mis à part ses cernes immenses, elle avait du s'être éveillée il y a bien des heures. Il ne put que sourire, amusé. Il n'eut même pas le temps de répondre que, déjà, elle enchaînait :

« Tu as bien dormi, Oppa ? Tu veux quelque chose ? Du café ? Thé ? Chocolat ? »

Il fronça les sourcils. Ce n'était pas le fait que la demoiselle lui pose tant de questions qui éveillait en lui sa curiosité mais le ton de sa voix. Qu'est-ce qui la faisait devenir si... candide ? Timide ? Intimidée ? Penchant légèrement la tête sur le côté, Kwang Sun la vit enlacer son bras pour se coller un peu contre lui pour lui servir sa moue la plus adorable. Il croit défaillir. Elle n'a pas le droit de lui influencer ça dès le matin, c'est bien trop cruel. Il l'observe alors, sans rien dire. Il la laisse parler successivement de sorties, du poulpe -chose qui lui contracta instantanément l'estomac- pour la voir s'accrocher à lui en lui intimant de se taire. Peu à peu ses sens se remettent en marche lorsqu'elle commence à poser ses lèvres un peu partout sur son visage, qu'elle place ses mains sur ses hanches. Tout lui paraît tout à coup spécial. Comme si elle prenait soin de lui pour la dernière fois. Comme si se voir dans le plus simple appareil colle à une idée qui ne se réalisera plus. Il n'aime pas ça, ce comportement. Il veut qu'elle la câline comme d'habitude, qu'elle laisse ses mains décoiffer ses cheveux comme d'habitude. Que rien ne change. Alors il rompt son voeu pour l'attraper par la taille et la serrer plus fort jusqu'à ce qu'il vienne l'embêter, collant son nez contre le sien et la chatouiller, comme un petit chat. Il finit par la serrer contre lui encore et déclarer, de sa voix rauque encore ensommeillée :

« Yaah, Jeon Lynn... Sois pas comme ça. C'pas comme si t'allais me perdre, ne ? D'ailleurs je crois que je vais exploser ton téléphone contre le mur. Je t'en repaierais un alors y a pas de problèmes hein ? Tout ce dont j'ai envie là, c'est de toi. T'es plus intéressante que n'importe quelle chocolat du monde. »
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MessageSujet: Re: shadow of the day ☼ ft. Lynn   Mar 2 Oct - 20:07

« Yah. Toi, soit pas comme ça. Tu peux me perdre à tout moment, babo. T’imagines si c’te poulpe il me vole à toi ? Tu ferais quoi ? Tu le punches ? Ca suffit pas pour récupérer ce qui appartient à un prince. Tu te rends compte… Un prince, merde. Pourquoi ça arrive à moi… »

Elle se jette sur lui à nouveau. Elle enfouit son visage dans son cou. Geste quotidien qu’elle s’amuse à répéter de plus en plus chaque seconde qui passe. Il la rend folle, c’est indéniable, n’est-ce pas ? Il n’est plus son unique meilleur ami. Il est devenu son amant, son amour, son tout, sa moitié. Gosh, que ça sonne étrange… Gosh, que son cœur bat la chamade… Elle ne ressent cela qu’une fois tous les dix mois, voir tous les quatre-cinq ans. Elle ne comprend que petit à petit ce qui lui arrive. Elle est tombé dans les bras de l’amour et de ses filets desquels on ne peut se depaitre si facilement. Elle soupire. Elle ronronne ; tel un chat. Elle se plait beaucoup dans ses bras chaud. Brulant. Intense. Profondément doux et soyeux. Voir même légèrement trop musclés. Elle s’en tape de ce qu’il ressemble ; elle s’en tape des problèmes qu’encoure ses bras trop musclés qui l’étouffent. Elle s’y plait et veut y rester. Au diable son téléphone, comme il l’a dit plus tôt. Elle aussi elle le détruirait sans problème, mais si son patron l’appelait, ça, ce serait un énorme, gigantesque problème, disons.

« Oppa, t’es mon prince charmant, ne ? Oppaaaaaaa, tu veux bien m’enfermer, m’attacher à ton lit ? Et casser ce portable si tu le veux ? Et m’éradiquer des registres de Séoul ? Il me retrouvera pas comme ça… Je serais à toi. A toi. A TOI ! »

A lui… A lui… N’importe qui sauf qu’elle le veut que lui. Avant, elle s’en fichait complètement de vivre une « idylle » avec un homme. Tant qu’elle pouvait en profiter correctement… Avant, elle s’en foutait. Maintenant, elle serait jalouse et complètement possessive si il la laissait pour une autre gamine de 20 ans plus formé, plus jolie ; Lily jalouse très vite les filles. Elle se dit trop grosse, trop laide, quand elle voit des mannequins mince se balader en ville avec des trench et des leggings où sont dévoilés presque la moitié de leur postérieur. Lily les jalouse, mais elle n’en a pas besoin. Elle est bien jolie dans ses petites robes moulantes, bien jolie avec ses talons, bien jolie en petite culotte, bien jolie à ses côtés… Elle soupire, encore. Elle se déplace dans le lit, s’accole à lui, encore, plus. Lily se délecte de ce toucher incessant. Le moment où ils devront se séparer sera atroce. Elle le sait. Elle le sent arriver. C’est pour cela qu’elle referme les yeux, essaye de s’endormir, mais, elle veut autre chose. Quand ses prunelles cherchent les siennes, elles se posent immédiatement sur ses lèvres. Lily est attirée. Indéniablement. Seulement, ce n’est pas correct. Ce n’est plus correct…

« Oppa ? Tu m’embrasses plus ? Je te plais plus ? »

Une légère moue se dessine sur son visage. Elle retrousse ses lèvres, gonfle les joues. Sa tête se pose sur son torse et elle reboutonne lentement la chemise ouverte de son compagnon. Elle soupire, pose son nez sur sa peau pour en respirer l’odeur. L’odeur de cet homme… l’odeur de l’homme qu’elle aime ? Sans doute. Son homme, peut-on même dire. Mais, ça, elle n’oserait jamais le dire. « Son homme », ça la fait plus que rire. Puis elle pose son menton et relève le nez vers lui, tout sourire.

« Oppa ? Ohw. Oppa, Oppa. Tu sais quoi ? J’vais decliner son truc, à l’autre poulpe, d’accord ? C’toi que je veux et que je voudrais toute ma vie. ‘fin, je crois… Tu veux de moiiii ? Tu veux faire quoi, Oppa ? Allez Oppa, faut bouger. On va pas rester là à se contempler comme si on avait quinze aans. »

Elle rit doucement. A quinze ans, elle en pinçait déjà peut-être pour lui, mais elle ne le savait pas. Peut-être que cela fait des années, des siècles, que leur destinée est tracée ainsi. Peut-être qu’ils vont finir mariés avec des enfants. Peut-être ou peut-être pas. Seulement, la destinée tracée de Lynn, pour le moment, c’est d’épouser un prince. C’est la destinée qu’on lui a décidé sans qu’elle ne puisse refuser. Le destin ne prévient pas, malheureusement. Il ne l’a pas prévenu quand son cœur s’est mis à battre à l’unisson de celui de Kwang Sun, il y a quelques heures. Il n’a pas prévenu quand leurs souffles se sont mêlés et leurs baisers échangés, langoureux, passionnés. Elle se redresse et pose ses mains sur son torse, enroule sa taille de ses jambes et le regarde de haut, en souriant comme jamais. Vraiment trop heureuse, n’est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: shadow of the day ☼ ft. Lynn   Sam 6 Oct - 19:11

« Yah. Toi, soit pas comme ça. Tu peux me perdre à tout moment, babo. T’imagines si c’te poulpe il me vole à toi ? Tu ferais quoi ? Tu le punches ? Ca suffit pas pour récupérer ce qui appartient à un prince. Tu te rends compte… Un prince, merde. Pourquoi ça arrive à moi… »

C'est vrai, elle avait totalement raison. Que ferait-il s'il venait pour la lui prendre ? Qu'oserait-il faire si Lynn quittait ses bras par la force, s'il le privait d'elle ? Il n'en savait rien. Il deviendrait fou. Le petit prince n'en sortirait pas indemne, lui et ses soixante quinze kilos tout mouillé. Il serait enfermé pour violence sur un membre de la famille royale. Parce qu'après tout, ces gens-là n'étaient pas considérés comme de simples êtres humains mais comme des personnes supérieures, dignes de dominer les autres. Intouchables. Ouais, c'était exactement ça : on ne pouvait rien faire, rien modifier à leurs ordres et décisions. Changer les cours de deux vies ne leur faisait rien ; après tout, si ça pouvait servir leur vie à eux, ils pouvaient se le permettre, non ? Et dire qu'il était un soutient de la monarchie : et dire qu'il les respectait. S'il ne connaissait pas Ji Woo, il leur vouerait sans doute une haine sans limite. Si seulement.

Lorsqu'elle vient se réfugier dans son cou, il ressent un sentiment de plénitude absolue. C'est comme s'il pouvait rester là éternellement : c'est comme si le monde pouvait s'arrêter de tourner qu'il ne s'en apercevrait pas. Avec Lynn, ça avait toujours été plus au moins comme ça. Quand il se retrouvait pour partager un repas, pour regarder un film. Il se sentait bien. Innocent, il croyait que ce n'était que parce qu'une bonne grosse couverture couvrait ses jambes. Imbécile, il croyait qu'avec le ventre bien rempli, on ne pouvait que se sentir mieux. Mais non. C'était elle, depuis le début. Il ne se rendait compte que maintenant qu'elle avait, depuis le début, bonifié son existence. De la première fois où il l'avait vu, à moitié nu à la fenêtre de son appartement jusqu'à maintenant, ce matin où ils se retrouvaient tous deux, nus comme des verres, dans son propre lit. Comme quoi, les vêtements n'avaient jamais vraiment fait partie de leur relation.

« Oppa, t’es mon prince charmant, ne ? Oppaaaaaaa, tu veux bien m’enfermer, m’attacher à ton lit ? Et casser ce portable si tu le veux ? Et m’éradiquer des registres de Séoul ? Il me retrouvera pas comme ça… Je serais à toi. A toi. A TOI ! »

Oh oui, oh oui bien sûr qu'il le veut. Quelle question. Il ferait bien plus, même. Il la séquestrerait. Elle n'aurait même plus le droit de sortir, si ça ne tenait qu'à lui. On la lui volerait si facilement sinon. Comment a-t-il pu supporter qu'elle pratique un tel métier pendant toutes ces années ? Maintenant qu'il la sentait entièrement sienne, elle collée contre lui, son parfum comme un halo autour de lui, ses mains parcourant sa taille puis son dos, remontant jusqu'à son cou pour caresser ses épaules. L'imaginer se dévêtir devant des inconnus lui arracha une crampe d'estomac et il la serra encore un peu plus fort contre lui. Il n'arrive pas à la considérer comme autrement que sienne. C'n'est pas ce gringalet qui va voler son coeur. Ce n'est pas cet abruti qui va la charmer en lui forçant la main. Il est inutile, dérisoire. Il n'a aucun intérêt. Ce n'est qu'un enfant gâté sans intérêt. Il ne peut se marier qu'avec une fille de son rang, pas avec elle. Pas comme ça.

« Oppa ? Ohw. Oppa, Oppa. Tu sais quoi ? J’vais decliner son truc, à l’autre poulpe, d’accord ? C’toi que je veux et que je voudrais toute ma vie. ‘fin, je crois… Tu veux de moiiii ? Tu veux faire quoi, Oppa ? Allez Oppa, faut bouger. On va pas rester là à se contempler comme si on avait quinze aans. »

Il rit, naturellement. Ca ne lui ressembla pas : il ne rit devant personne d'habitude. Sauf devant elle. En fait, c'est peut-être la seule qui le connaisse aussi bien. Qui l'ait vu rire puis pleurer. S'énerver et danser. C'est juste elle, et se le sera sans doute toujours. Bon dieu, elle avait raison ! Des pensées dignes d'un pré-pubère ne cessait de fuser ça et là dans son crâne. Comme ci c'était la première fille qu'il connaissait. Tss. N'importe quoi. Enfin... Pas tant que ça. C'était la première qu'il avait connu même si ça n'avait jamais terminé dans un lit. Enfin pas jusqu'à aujourd'hui. Il s'amuse à la regarder, un sourire idiot sur le visage. Elle a l'air aussi heureuse qu'il ne l'est. Bon dieu, mais quels abrutis. Il la saisit par la taille pour la renverser sur le lit : les voilà découverts. Il vient lui mordiller le lobe de l'oreille, caresser son visage du bout du nez pour finir par poser un long et passionné baiser sur ses lèvres. Il descend le long de sa mâchoire pour l'en cribler. Il n'oublie rien : le bout de son nez, ses joues et son front. Son menton, ses paupières. Il n'arrête pas son coeur se réchauffe quand il entend le rire de la jeune femme. Lorsqu'il finit enfin, il lui murmure :

« Yah. Tu parles beaucoup trop. Jeon Lynn. » Il vient planter ses yeux d’ébène dans les siens, tout aussi sombres. « Je t'aime. »
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